Jean-Christophe Mitterrand ne fera pas appel dans l'Angolagate
PARIS (Reuters) - Jean-Christophe Mitterrand, condamné à deux ans de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola entre 1993 et 1998, ne fera pas appel de sa condamnation.
Le fils aîné du président défunt François Mitterrand a été relaxé de l'accusation de complicité de trafic d'armes dans le procès de l'"Angolagate" mais condamné pour les 2,6 millions de dollars reçus des marchands d'armes.
"J'ai envie de tourner la page, après neuf ans d'acharnement total", déclare Jean-Christophe Mitterrand pour expliquer son refus de faire appel, dans une interview au Journal du Dimanche publié samedi.
"Je n'accepte pas la sentence, mais j'ai envie de passer à autre chose. Après tout, ce n'est que plaie d'argent, ce n'est plus une plaie morale", ajoute-t-il.
Comment va-t-il régler les 375.000 euros d'amende et le 1,4 million d'euros de dommages et intérêts qu'on lui réclame? "Je ne sais pas. (...) Je n'ai pas d'argent, je ne sais pas comment ils vont aller le chercher".
"Je suis totalement dépendant de ma famille, ce qui, à bientôt 63 ans, n'est pas très valorisant. J'habite toujours chez ma mère", précise l'ancien consultant.
Sophie Louet
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