Hollande défend les droits du Parlement sur le budget élyséen
BRIVE-LA-GAILLARDE, Corrèze (Reuters) - François Hollande s'inscrit en faux contre la mise au point de Michèle Alliot-Marie, qui juge contraire à la Constitution la création d'une commission d'enquête sur les sondages de l'Elysée, comme le réclament les socialistes.
Dans une lettre adressée au président de l'Assemblée Bernard Accoyer, la ministre de la Justice invoque la séparation des pouvoirs pour refuser la requête des députés socialistes.
"Il est curieux que le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy ait fait une révision de la Constitution pour, soi-disant, donner de nouveaux pouvoirs au Parlement et en définitive empêche le Parlement de connaître ce qui a été dépensé en termes de sondages", a déploré François Hollande.
"Il y a là un manquement grave au principe de transparence et au principe même de séparation des pouvoirs", a estimé le député de Corrèze et ancien premier secrétaire du PS, en marge de la 28e foire du livre de Brive-la-Gaillarde.
"Je ne comprends pas du tout la position de la ministre (de la Justice) car le budget de l'Elysée fait partie des droits de contrôle du Parlement. Cela ne veut pas dire qu'il y aurait là une façon de mettre en cause le président de la République", a-t-il ajouté.
Epinglé l'été dernier par la Cour des comptes pour des sondages publiés dans la presse et facturés à la présidence de la République, l'Elysée a communiqué à l'Assemblée nationale les factures des enquêtes commandées en 2008 et 2009.
Le budget sondages pour 2008 s'est élevé à 3,281 millions d'euros. Il est évalué à 1,631 million en 2009.
Laure Bretton, édité par Sophie Louet
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