Sarkozy tance Raffarin sur la taxe professionnelle
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et François Fillon ont réaffirmé chacun de leur côté mardi que la réforme de la taxe professionnelle devait être votée cette année, malgré les remous qu'elle suscite au sein de l'UMP.
Evoquant le sujet lors de la réunion hebdomadaire des dirigeants du parti, le chef de l'Etat s'en est pris à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui avait dénoncé dans une tribune cosignée avec 23 autres sénateurs UMP une réforme "ni claire, ni juste, ni conforme à (leurs) convictions".
"Votre démarche n'est pas formidable. Vous n'avez averti personne, ni moi, ni le Premier ministre, ni le secrétaire général (de l'UMP). Elle ne sert pas notre camp", a-t-il dit, selon un participant à la réunion.
"Les réformes, c'est difficile. Il faut rester unis (...) Ce n'est pas une tribune qui infléchira ma décision", a-t-il ajouté.
Selon un autre participant, Nicolas Sarkozy a souligné qu'il était tout à fait ouvert à des discussions sur les modalités "mais réaffirmé sa détermination sur la suppression de la taxe professionnelle et sur son calendrier, à savoir le budget 2010".
"Tout cela a été dit sans élever la voix et Raffarin était plutôt mal à l'aise", a-t-il rapporté.
Cité par un troisième participant, Jean-Pierre Raffarin s'est défendu de mener une fronde des sénateurs contre la taxe professionnelle, assurant que "sa volonté était de peser sur le débat et qu'il y avait matière à trouver une solution".
Dans la soirée, l'ancien Premier ministre a cependant déclaré sur son blog (www.carnetjpr.com) qu'il avait bien une divergence avec le chef de l'Etat sur la décentralisation et qu'il assumait ses convictions "sereinement".
"PERSONNE NE PEUT SERMONNER PERSONNE" Suite...

