CORR-La responsabilité de l'Etat confirmée sur les algues vertes

mardi 3 novembre 2009 19h45
 

par Guillaume Frouin

NANTES (Reuters) - L'Etat a reconnu mardi sa responsabilité dans la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes entre 2000 et 2002.

Le gouvernement a en effet renoncé in extremis à faire appel de sa condamnation en première instance, en octobre 2007, par le tribunal administratif de Rennes pour le phénomène de la "laitue de mer" dont les associations environnementales soulignent les risques pour la santé.

Mais la cour administrative d'appel de Nantes a jugé le retrait de l'appel trop tardif. La juridiction, qui suit la plupart du temps les réquisitions du rapporteur public, a mis son jugement en délibéré à une date indéterminée.

C'est par la voix de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, que l'Etat a concédé ses torts. "On ne respectait pas les normes européennes", a-t-elle déclaré sur France 2.

"Loin de se concentrer sur le passé, l'Etat souhaite désormais aller de l'avant", a-t-elle ajouté par la suite dans un communiqué, rappelant qu'un plan d'action contre les algues vertes serait défini en décembre avec les acteurs locaux.

Selon des études de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), citées par l'association écologiste Eaux et Rivières de Bretagne, le facteur déclenchant des marées vertes est le déversement dans les rivières d'azote et de nitrates à la fin du printemps, à la suite de l'épandage de lisier et d'engrais minéraux dans les champs par les agriculteurs.

La putréfaction de ces algues, qui peuvent dégager de l'hydrogène sulfuré, un gaz acide, avait provoqué la mort d'un cheval et le malaise de son cavalier en juillet dernier à Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor).

Le Premier ministre, François Fillon, s'était rendu sur place fin août et avait promis des mesures.  Suite...

 
Photo