François Fillon rappelle les troupes UMP à l'ordre

mardi 3 novembre 2009 18h50
 

PARIS (Reuters) - François Fillon a cherché mardi à remettre de l'ordre dans les rangs de l'UMP, au moment où la taxe professionnelle, le grand emprunt ou le droit à l'image collective (DIC) des sportifs sont autant de sujets de division au sein du parti majoritaire.

Le Premier ministre, qui intervenait devant le groupe parlementaire UMP de l'Assemblée nationale, a épinglé en outre Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, et la secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade, coupables d'entretenir ces dissensions par leurs interventions sur l'emprunt ou le DIC.

"Nous avions un Premier ministre qui était vraiment très déterminé par rapport à tout ça", a déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, en qualifiant de "chaude" l'ambiance de la réunion.

Sur la suppression de la taxe professionnelle au 1er janvier 2010, déjà votée à l'Assemblée mais dont des sénateurs UMP ont demandé le report, il a réaffirmé avec force que le calendrier de la réforme devait être tenu.

"Il faut la voter avant la fin de l'année, c'est capital, le monde économique l'attend", a-t-il dit selon Jean-François Copé, ajoutant: "Le débat est légitime mais le calendrier doit être impérativement respecté".

A propos du projet de grand emprunt, le chef du gouvernement s'est étonné que le débat ait lieu dans la presse, faisant allusion à la tribune publiée lundi par 63 députés de la majorité réclamant qu'il soit compris entre 50 et 100 milliards d'euros, et pas en interne.

TIRER LES CONSÉQUENCES

"Le Premier ministre a donné son avis sur le sujet. Il a dit être très attentif à ce sujet, que le débat ait lieu dans le bon ordre et qu'ensuite on examinera les montants", a dit Jean-François Copé.

Selon plusieurs députés, François Fillon s'en est pris sèchement sans le nommer à Henri Guaino, le principal promoteur du projet de grand emprunt qui a dénoncé les fortes réserves du ministre du Budget Eric Woerth à propos des montants évoqués dans la tribune des députés UMP, déclarant: "Les conseillers du président ne font pas partie de l'exécutif".  Suite...

 
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