Les restaurateurs français ont deux mois pour baisser leurs prix
Hervé Novelli a regretté que seulement un restaurateur sur deux ait selon lui "joué le jeu" de la baisse des prix.
"Il y a eu des avancées mais cela n'est pas suffisant. Il faut aller plus loin. Il faut que les restaurateurs s'engagent plus. C'est une affaire de responsabilité et de crédibilité", a-t-il dit.
Le secrétaire d'Etat a annoncé en outre la reprise "sur le champ" des négociations salariales, jusqu'alors au point mort, qui devront être conclues le 30 novembre au plus tard, soit un mois avant la date fixée par le "contrat d'avenir".
"Nous avons décidé d'aller plus vite pour faire en sorte que ces négociations soient conclues dans des bonnes conditions en terme d'augmentation salariale ou d'amélioration de la protection sociale", a ajouté Hervé Novelli.
Outre la baisse des prix, la profession s'est engagée dans le contrat d'avenir à embaucher 40.000 personnes en deux ans (20.000 emplois pérennes et 20.000 jeunes en contrat d'apprentissage ou en alternance) et à consentir à des augmentations de salaires.
La Cour des comptes juge l'objectif de 40.000 créations d'emplois très optimiste et elle pense que la profession ne créera que 6.000 postes.
Jean-Pierre Chedal, président du Synhorcat, qui revendique 10.000 établissements en France, a regretté pour sa part que les restaurateurs soient montrés du doigt si peu de temps après l'entrée en vigueur de la baisse de la TVA.
"C'est un accord dont on attendait la signature depuis plus de dix ans. Au bout de trois mois, être jugés comme les bénéficiaires d'un cadeau éhonté alors que vous travaillez beaucoup, que vous avez des contraintes de gestion, ce n'est pas forcément agréable", a-t-il dit.
Lui aussi a promis de remobiliser ses adhérents. "On va leur répéter que le 'contrat d'avenir' est un enjeu majeur pour la profession et qu'il appartient à chacun de jouer le jeu."
Avec Véronique Tison, édité par Yves Clarisse
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