Marc Machin, symbole de l'erreur judiciaire, mis en examen

vendredi 3 juillet 2009 20h04
 

PARIS (Reuters) - Marc Machin, présenté comme un symbole de l'erreur judiciaire en France, a été mis en examen vendredi soir à Paris dans une nouvelle affaire d'agression sexuelle sur mineures, apprend-on de source judiciaire.

Il est mis en cause pour des abus commis sur deux adolescentes d'une quinzaine d'années dans le XVIIIe arrondissement de la capitale le 13 juin dernier.

Il a reconnu les faits devant les enquêteurs et les policiers ont retrouvé sur son téléphone portable une vidéo des jeunes filles prise lors de l'agression.

Un nouveau mandat de dépôt, le deuxième, a été délivré à son encontre. Il est déjà en prison depuis le 17 juin pour une première affaire, une "agression sexuelle aggravée" avec violences qu'il a aussi reconnu avoir commise sur une jeune Canadienne, le 5 juin à Paris.

Après sa libération en octobre 2008, au terme de plus de six ans de détention pour un meurtre dont il est en passe d'être blanchi, ce jeune homme de 27 ans était devenu pour les médias l'emblème de l'erreur judiciaire, publiant même un livre.

La commission de révision de la Cour de cassation a accepté lundi sa demande de révision, posant ainsi une étape supplémentaire vers la révision de son procès.

Marc Machin demeure en effet condamné à 18 ans de réclusion dont 12 incompressibles pour le meurtre d'une femme sous le pont de Neuilly (Hauts-de-Seine) en 2001. La Cour de cassation, siégeant en "Cour de révision", devra dire s'il doit ou non être rejugé au cours des prochains mois.

L'empreinte génétique d'un autre homme, qui s'est accusé spontanément du crime en mars 2008, a été découverte sur un ongle de la victime. Marc Machin avait été condamné sur la foi d'un témoignage indirect, de rapprochements et d'aveux partiels, qu'il a ensuite retirés, devant les enquêteurs.

Thierry Lévêque

 
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