Des familles de victimes exigent des réponses d'Air France

jeudi 2 juillet 2009 17h31
 

PARIS (Reuters) - L'association de défense des familles de victimes du vol AF447 réclame à Air France des informations sur les messages automatiques de maintenance transmis par l'avion avant l'accident, "afin de connaître les faits qui ressortent du domaine public".

Dans un courrier diffusé jeudi, l'Association pour la Vérité, l'Aide et la Défense des victimes de l'AF447 pose "un certain nombre de questions auxquelles elle aimerait obtenir des réponses" pour "mieux comprendre" et être rassurée "quant à la transparence totale de cette enquête ainsi qu'à la bonne foi d'Air France sur ce sujet".

Le président de l'association, Christophe Guillot-Noël, demande des explications sur les messages automatiques destinés à la maintenance d'Air France (Acars), "l'explication factuelle et complète pour chacune des données reçues" et la publication de "la séquence entière desdits messages".

L'intégralité des messages Acars n'a pas été divulguée par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête administrative. Le site Eurocockpit (www.eurocockpit.com) dit les avoir récupérés et affirme qu'ils mettent en évidence la responsabilité du givrage des sondes Pitot dans l'accident.

Le BEA a indiqué jeudi dans un premier rapport que les sondes étaient "un élément" de la catastrophe de l'Airbus A330 qui a disparu avec 228 personnes à bord au-dessus de l'Atlantique le 1er juin, mais pas la cause.

Christophe Guillot-Noël s'interroge aussi sur "les procédures mises en oeuvre par Air France pour les vols en cellule orageuse" et notamment sur la possibilité pour les pilotes d'éviter ces masses nuageuses.

"Nos questions ne requièrent que des réponses factuelles et ne sollicitent aucune interprétation d'Air France quant à la causalité ou autre interprétation desdits faits", précise-t-il dans ce courrier adressé au directeur général, Pierre-Henri Gourgeon.

Plusieurs familles de victimes se sont rendues dans l'après-midi au siège du BEA au Bourget, a dit leur avocat Sylvain Maier à Reuters.

Clément Guillou, édité par Gérard Bon

 
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