Sursis et amendes au procès en appel du drame du Queen Mary 2
RENNES (Reuters) - La cour d'appel de Rennes a condamné jeudi deux entreprises à des peines d'amende maximales dans le procès de l'effondrement d'une passerelle du paquebot Queen Mary 2 survenu en 2003 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
La cour a condamné en outre quatre des huit prévenus à des peines de 18 mois à deux ans de prison avec sursis, alors qu'ils avaient tous été relaxés en première instance.
L'effondrement de la passerelle, qui avait précipité 46 personnes dans le vide alors que le Queen Mary 2 était en fin de construction à Saint-Nazaire, avait fait 16 morts et 29 blessés le 15 novembre 2003.
La cour d'appel a condamné les Chantiers de l'Atlantique, où était construit le paquebot, et son sous-traitant la société Endel, filiale de GDF Suez, fabricant de la passerelle, à 225.000 euros d'amende chacun, contre 177.500 en première instance.
Elle a suivi en partie les réquisitions de l'avocat général, qui avait réclamé de telles amendes et des peines de prison avec sursis d'un an à 30 mois contre sept des huit prévenus qui ont comparu pour "homicides et blessures involontaires."
Deux des condamnés sont des employés d'Endel et les deux autres des salariés des Chantiers de l'Atlantique. Ils avaient été relaxés en première instance.
"C'est la décision qu'attendaient les parties civiles, ce type de procès sert à faire le deuil", a commenté Olivier Guibert, avocat d'une des parties civiles qui a perdu ses deux pieds dans l'accident, après l'annonce du délibéré.
Le président du tribunal a souligné à l'énoncé du jugement "le nombre de fautes commises" et leur "extrême gravité", comme éléments justifiant les condamnations pour "fautes caractérisées".
Il a également évoqué "la prééminence de l'enveloppe financière sur le contrôle de la qualité" dans ce dossier. Suite...

