Xavier Darcos module mais maintient son dispositif anti-violence

mercredi 27 mai 2009 13h30
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Xavier Darcos confirme sa volonté d'oeuvrer à un plan contre l'insécurité dans les établissements scolaires pour la rentrée prochaine et continue d'envisager, outre des moyens matériels de détection d'armes, des sanctions financières contre les parents "démissionnaires".

Après les remous suscités par ses propositions pour "sanctuariser" l'école, le ministre de l'Education a reçu les représentants des chefs d'établissement et des parents d'élèves, ainsi que des associations d'élus, pour arrêter des pistes de travail viables et acceptables pour la communauté scolaire.

Cette dernière s'inquiète d'un mélange des genres juridiques sans précédent entre enseignement et maintien de l'ordre.

Le président Nicolas Sarkozy précisera les options qu'il a décidé de retenir jeudi lors d'une réunion à l'Elysée, qui fait suite à une série d'incidents graves dans des collèges, notamment l'agression d'une enseignante à coup de couteau par un élève de 13 ans le 15 mai à Fenouillet (Haute-Garonne).

L'opposition accuse l'exécutif de relancer la thématique de l'insécurité à des fins électorales, à l'approche des élections européennes du 7 juin.

"Absurde", a répliqué mercredi Xavier Darcos qui se défend de toute "gesticulation" et justifie ses ballons d'essai lancés la semaine dernière à l'aune d'un problème sociétal "grave".

Le ministre de l'Education s'appuie notamment sur les résultats d'une enquête OpinionWay, réalisée à sa demande du 22 au 25 mai auprès de 1.047 personnes, qui montre que 64% des Français sont favorables à la fouille d'élèves suspects et 81% à l'installation de portiques de sécurité.

"Nous allons vers des incidents graves. Nous avons déjà frôlé plusieurs fois la catastrophe : ce seul mois de mai, nous avons un élève qui a été tué, nous avons un professeur qui a failli mourir et nous avons un élève qui est entre la vie et la mort parce qu'il a reçu des coups de marteau", a-t-il dit à la presse à l'issue de la réunion, qui a duré une heure et demie.   Suite...

 
Photo