Le G20 place le FMI au coeur de la lutte contre la crise
Le ministre allemand des Finances a répété jeudi l'importance d'un accord sur la régulation des finances mondiales, et salué les efforts américains dans ce dossier.
"A mes yeux, le sujet le plus important est que nous tombions d'accord, avec les Britanniques et les Américains aussi, sur le principe suivant: aucun produit financier, aucun intervenant sur les marchés et aucune place financière ne peut demeurer sans régulation et sans supervision", a déclaré Peer Steinbrück à la radio allemande Deutschlandfunk depuis la capitale britannique.
Les rues de Londres semblaient relativement calmes jeudi après les manifestations de la veille, lors desquelles la police a procédé à 63 arrestations. Un homme est mort mercredi soir dans une rue près de la Banque d'Angleterre, mais la cause de son décès n'a pu être établie dans l'immédiat.
L'économie mondiale pourrait se contracter de 0,5% à 1% cette année, selon le Fonds monétaire international. Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), la crise pourrait se traduire par la suppression de 50 millions d'emplois.
Selon le projet de communiqué, les dirigeants du G20 acceptent que leurs économies et leur secteur financier soient surveillés par le FMI de façon "équitable et indépendante".
Le texte prévoit aussi la mise en place d'un nouvel organisme de supervision du système financier mondial.
Le Forum de stabilité financière, créé en 1999 à l'initiative du G7 dans la foulée de la crise financière asiatique, est remplacé par un nouveau Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board). Il travaillera avec le FMI pour identifier les risques économiques et financiers et les mesures nécessaires pour y faire face.
Au total, le communiqué prend cinq engagements : restaurer la croissance et l'emploi, remettre sur pied les banques et l'activité de prêt, renforcer les institutions financières mondiales pour leur permettre de s'attaquer à la crise et d'empêcher que d'autres ne se produisent, promouvoir le commerce international et se garder du protectionnisme.
Avec Yann Le Guernigou, version française Danielle Rouquié et Gregory Schwartz
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