La filière du bois durement touchée par la tempête

lundi 26 janvier 2009 16h23
 

par Clément Dossin

PARIS (Reuters) - Des dizaines de milliers d'hectares ravagés, des emplois menacés : la filière du bois, qui se remettait à peine de la tempête de 1999 en France, risque de payer un lourd tribut aux vents dévastateurs qui ont soufflé sur le Sud-Ouest durant le week-end.

Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a annoncé qu'il réunirait mardi "toute la filière du bois et de la forêt française" pour travailler à l'élaboration d'un "plan global" réclamé par Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat a évoqué dimanche la mobilisation d'un fonds d'urgence de trois millions d'euros et d'un fonds de solidarité de 19 millions d'euros pour les communes victimes de catastrophes naturelles.

Interrogé lundi sur RTL, Michel Barnier a précisé qu'une évaluation était nécessaire avant d'annoncer le montant des fonds débloqués spécifiquement pour la filière du bois.

"Nous ferons face, la solidarité française jouera", a-t-il dit, ajoutant que la priorité était de rétablir les accès dans les forêts pour sortir le bois et ne pas le laisser sur des terrains mouillés.

"On a l'urgence (...) de trouver les moyens de portage budgétaire ou financier pour remettre ce bois dans l'économie dans les meilleures conditions possibles", a-t-il ajouté.

Selon le secrétaire général adjoint du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, Eric Dumontet, 300.000 hectares de forêts environ ont été détruits par la tempête - dont 90% dans les Landes - soit près du tiers du massif des Landes de Gascogne.

Ce massif forestier, qui s'étend sur plus d'un million d'hectares et trois départements (Landes, Gironde, Lot-et-Garonne), est le plus grand d'Europe occidentale. Il est essentiellement composé de pins maritimes, mais aussi de chênes.   Suite...

 
<p>A Casteljaloux, dans le Sud-Ouest. La filière du bois, à peine remise de la tempête de 1999, risque de payer un lourd tribut aux vents dévastateurs qui ont ravagé ce week-end des dizaines de milliers d'hectares et menacent à présent des emplois. /Photo prise le 26 janvier 2009/REUTERS/CNPI@SIRPA Terre/ Adjudant-chef PERRON Gauthier/Handout</p>