Barack Obama contre-attaque, accuse les républicains de calomnie
par Mark Egan
ASHEVILLE, Caroline du Nord (Reuters) - Le candidat démocrate Barack Obama a répliqué dimanche aux vives critiques des républicains, en affirmant que son rival John McCain était plus intéressé par la calomnie que par la recherche de solutions à la crise économique américaine.
Alors que McCain perd du terrain dans les sondages, un stratège de campagne républicain a déclaré que le candidat du Grand Old Party devait désormais "tourner la page" de l'économie et se concentrer sur des attaques visant la personnalité et l'expérience d'Obama.
Ce tournant a été pris samedi avec Sarah Palin, la colistière de McCain, qui a accusé Obama de "frayer avec des terroristes". "Notre adversaire est quelqu'un qui considère l'Amérique comme si imparfaite, semble-t-il, qu'il fraye avec des terroristes ayant pris pour cible leur propre pays", a-t-elle lancé.
Elle faisait allusion là aux relations entre le candidat démocrate et Bill Ayers, professeur à l'université de l'Illinois et ancien membre de l'organisation Weather Underground, qui a commis des attentats pendant la guerre du Vietnam. Le New York Times, qui a enquêté sur ces liens, a cependant conclu que les deux hommes n'étaient pas proches.
Obama et Ayers se sont côtoyés alors qu'ils faisaient partie de la direction d'une même fondation à Chicago. Le candidat démocrate a souligné qu'il n'avait que huit ans lorsque l'organisation Weather Underground a commis ses attentats les plus marquants.
L'INCONSTANCE DE McCAIN MISE EN EXERGUE
Obama a mené dimanche la contre-offensive lors d'un rassemblement à Asheville, en Caroline du Nord, un Etat indécis où le candidat démocrate prépare le deuxième débat qui doit l'opposer à McCain mardi soir.
"Le sénateur McCain et ses lieutenants parient sur le fait qu'il pourrait détourner votre attention par des calomnies, au lieu de vous parler du fond des choses", a dit le sénateur de l'Illinois. "C'est ce que vous faites lorsque vous n'êtes pas dans le coup, à court d'idées, et que le temps joue contre vous", a-t-il dit dimanche, à 30 jours des élections du 4 novembre. Suite...

