Feu vert du Sénat à la réunion du Congrès à Versailles

jeudi 17 juillet 2008 17h05
 

PARIS (Reuters) - Le vote par les sénateurs de la réforme des institutions, dans la nuit de mercredi à jeudi, permet à Nicolas Sarkozy de convoquer le Congrès lundi à Versailles mais l'adoption du texte s'annonce incertaine.

Le projet de loi constitutionnelle devra en effet recueillir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés pour être adopté définitivement.

Or, l'opposition ayant rejeté mercredi les ultimes propositions du président Sarkozy, tout pourrait se jouer à quelques voix près, d'autant qu'une poignée de parlementaires de droite devraient voter 'non'. "Effectivement, ça se joue à quatre voix près", a déclaré le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, sur France 24.

François Hollande, pour le Parti socialiste, Marie-George Buffet, pour le Parti communiste, et Cécile Duflot, pour les Verts, ont publié mercredi un communiqué commun reprochant au projet de réforme d'accentuer la présidentialisation de la Ve République.

Dans un autre communiqué émis jeudi, le porte-parole du PS, Julien Dray, dénonce les "méthodes" de Nicolas Sarkozy qui, "sans doute influencé par la période des soldes, enchaîne les démarques et les remises, comme lorsqu'on abaisse le nombre minimum de députés pour créer un groupe parlementaire".

"A ce rythme, il est à craindre qu'à la fin de la semaine, il suffise d'un seul député pour former un groupe", dit-il.

Pour l'UMP, "le PS s'est tout simplement trompé de combat en décidant de mettre toutes ses forces, et elle n'en a plus beaucoup, dans la bataille contre la réforme des institutions".

La gauche "n'a trouvé comme terrain de mobilisation que la réforme qu'elle défend depuis toujours", écrit Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, dans un communiqué. "Non pour la voter mais pour s'y opposer caricaturalement malgré la main tendue du président de la République".

Le souverainiste Philippe de Villiers a confirmé qu'il ne voterait pas la réforme constitutionnelle, ainsi que les parlementaires du Mouvement pour la France qu'il préside.   Suite...

 
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