Mobilisation des routiers pour des mesures d'urgence
PARIS (Reuters) - Des routiers ont mené des opérations "escargot" et mis en place des barrages filtrants dans plusieurs régions de France pour demander des mesures d'urgence face à la hausse du prix du gazole.
Les transporteurs de la FNTR et de l'Unostra, qui appelaient à cette nouvelle journée d'action, jugent insuffisantes les mesures fiscales et réglementaires déjà annoncées par le gouvernement.
"Les entreprises sont en train de mourir. Il est urgent que des mesures soient prises", a déclaré Jacques Barrère, un responsable de la FNTR en Aquitaine.
"Nous attendons toujours des réponses concrètes et à la hauteur de la crise que traversent nos entreprises", a renchéri le président de la FNTR, Patrick Vermot-Desroches.
Mais les routiers sont divisés. Alors que le président de la FNTR juge dans un communiqué que "démonstration a été faite que nous pouvions mener des actions plus sévères", une autre organisation, l'OTRE, raille "une journée qui tourne au fiasco".
"Moins de la moitié des transporteurs mobilisés le 16 juin ont répondu aujourd'hui à l'appel", écrit-elle dans un communiqué.
Les actions des routiers se sont achevées vers 17h00. Vers 17h30, le Centre national d'information routière signalait quelques perturbations liées au départ des poids-lourds, sur le périphérique parisien, au nord-est de Rennes, au nord-ouest de Strasbourg ou sur la rocade de Bordeaux.
Au total, des dizaines d'actions, opérations "escargot" ou barrages filtrants, ont eu lieu lundi.
Début juin, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a annoncé l'étalement des délais de paiement des charges fiscales et sociales et un remboursement anticipé par l'Etat de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). Suite...

