Les tensions sur l'euro redoublent au Front national

vendredi 19 mai 2017 12h32
 

PARIS (Reuters) - Les tensions sur l'abandon de l'euro ont redoublé d'intensité vendredi au Front national après que Marine Le Pen a annoncé l'ouverture d'un débat sur la sortie de la monnaie unique après les élections législatives des 11 et 18 juin.

"Le problème de la souveraineté française est un problème présidentiel", a déclaré la dirigeante du parti d'extrême droite lors d'une conférence de presse à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle se présente au scrutin législatif. "Ce n'est pas un sujet que nous allons [être] amenés à défendre lors des élections législatives."

L'abandon de l'euro, idée rejetée par 72% des Français selon un récent sondage Elabe, a été jugé en partie responsable de la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle, même si elle a tenté d'en atténuer la portée en fin de campagne.

Le refus de trancher de la présidente du FN laisse béante la fracture du parti, entre souverainistes d'une part et tenants d'une ligne libérale d'autre part, comme Nicolas Bay, directeur de la campagne des législatives.

"Il ne faut pas que cette proposition apparaisse comme centrale dans notre projet", a-t-il dit vendredi sur franceinfo.

Gilbert Collard, député du Gard, interrogé sur LCP, estime lui aussi qu'il faut abandonner cette partie du programme : "Les gens sont habitués à cette monnaie, ça les angoisse."

Des propos qui font échos à ceux de la présidente du FN, jeudi soir sur France 2.

"J'ai bien conscience que le sujet de l'euro a inquiété considérablement les Français", avait-elle concédé, sortant du silence d'une dizaine de jours qui a suivi sa défaite.

  Suite...

 
Les tensions sur l'abandon de l'euro ont redoublé d'intensité vendredi au Front national après que Marine Le Pen a annoncé l'ouverture d'un débat sur la sortie de la monnaie unique après les élections législatives des 11 et 18 juin. / Photo prise le 7 mai 2017/REUTERS/Dado Ruvic