Des policiers en colère après l'attaque des Champs-Elysées

vendredi 21 avril 2017 17h42
 

PARIS (Reuters) - Les syndicats de police ont exprimé vendredi leur inquiétude et réclamé plus de fermeté contre les suspects dangereux lors d'une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Matthias Felk, au lendemain de l'attaque sur les Champs-Elysées.

Un policier a été tué et deux autres grièvement blessés jeudi soir par un assaillant qui a ensuite été abattu à la veille du premier tour d'une élection présidentielle placée sous haute surveillance.

L'attentat a été revendiqué dans un communiqué par l'État islamique (EI).

L'auteur de l'attaque, âgé de 39 ans, avait été condamné en 2005 en appel à quinze ans de réclusion pour tentatives d'homicide volontaire notamment sur un policier en Seine-et-Marne et libéré au bout de 10 ans.

Il était depuis le 14 octobre 2015 en mise à l'épreuve après une condamnation à deux ans de prison avec sursis pour une série de petits délits, et avait été entendu en février 2017 pour des menaces de mort sur des policiers.

Pour les syndicats de police, l'acte de Karim Cheurfi montre que la France reste "à un niveau de menace très élevé" à proximité d'échéances électorales majeures et que les forces de l'ordre restent une cible privilégiée de "fanatiques".

"Une fois de plus, les forces de l'ordre sont prises pour cible et paient de la façon la plus tragique leur investissement dans la sécurité de nos concitoyens", a déclaré Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa police.

Mais l'attaque des Champs-Elysées pose également la question, aux yeux des syndicats, des remises de peine pour des détenus dont les chances de rédemption sont extrêmement faibles.

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Les syndicats de police ont exprimé vendredi leur inquiétude et réclamé plus de fermeté contre les suspects dangereux lors d'une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Matthias Felk, au lendemain de l'attaque sur les Champs-Elysées. /Photo prise le 21 avril 2017/REUTERS/Benoit Tessier