20 mars 2017 / 18:00 / dans 6 mois

Aucune preuve que Trump ait été écouté, disent FBI et NSA

Il n'existe aucune preuve que Donald Trump ait été écouté pendant sa campagne sur ordre du président de l'époque, Barack Obama, a déclaré lundi le directeur du FBI, James Comey (à gauche), lors d'une audition au Congrès. Le directeur de la NSA Mike Rogers (à droite), aussi auditionné lundi, a assuré qu'il n'existait aucune preuve que les services de renseignement britanniques aient pris part à des écoutes visant Donald Trump. /Photo prise le 20 mars 2017/REUTERS/Joshua Roberts

WASHINGTON (Reuters) - Il n‘existe aucune preuve que Donald Trump ait été écouté pendant sa campagne sur ordre du président de l‘époque, Barack Obama, a déclaré lundi le directeur du FBI, James Comey, lors d‘une audition au Congrès.

Dans une série de tweets publiés le 4 mars, Donald Trump affirmait que son prédécesseur avait fait mettre sur écoutes la Trump Tower. Jeudi dernier, un analyste de Fox News a à son tour accusé Barack Obama d‘avoir eu recours aux services du GCHQ britannique pour parvenir à ses fins.

L‘entourage de Barack Obama a réfuté ces accusations et le gouvernement britannique a fait de même la semaine dernière.

Le directeur de la NSA Mike Rogers, qui était lui aussi auditionné lundi au Congrès, a assuré qu‘il n‘existait aucune preuve que les services de renseignement britanniques aient pris part à des écoutes visant Donald Trump, et qu‘une telle accusation était “absurde”.

“En ce qui concerne les tweets du président sur des écoutes présumées qu‘aurait menées la précédente administration, je ne dispose d‘aucune preuve permettant de les étayer”, a déclaré pour sa part James Comey.

“Et nous avons mené des recherches minutieuses au sein du FBI. Le département de la Justice m‘a demandé de vous dire que pour lui, la réponse est identique: le département n‘a aucun renseignement qui permette d‘aller dans le sens de ces tweets”.

Peu avant l‘audition, Donald Trump a dit sur Twitter que les “Démocrates avaient inventé et diffusé cette histoire russe pour s‘exonérer de leur désastreuse campagne”.

ENQUÊTE SUR DES LIENS AVEC MOSCOU

La commission du Renseignement de la Chambre des représentants était également chargée d‘enquêter sur les accusations selon lesquelles Moscou a tenté d‘influencer le résultat de l‘élection présidentielle de novembre dernier.

A ce sujet, James Comey a confirmé qu‘une enquête du FBI était en cours pour établir si le gouvernement russe avait effectivement tenté de manoeuvrer et si l‘équipe de Donald Trump avait entretenu des contacts avec la Russie.

“Dans la mesure où l‘enquête est ouverte, qu‘elle se poursuit et qu‘elle est classifiée, je ne pas en dire davantage sur ce que nous faisons et sur quels comportements nos enquêtons”, a déclaré James Comey, tout en précisant que cette enquête ne signifiait en aucune cas que des charges seront retenues contre quiconque.

Selon David Nunes, qui dirige la commission des renseignements de la chambre des représentants, il n‘y a pas de preuve d‘une collusion entre la Russie et l‘équipe de campagne de Donald Trump lors de la campagne électorale de l‘an dernier aux Etats-Unis.

CONTRE-FEU

Adam Schiff, premier démocrate siégeant à cette commission, a dit quant à lui ignorer pour le moment si les Russes, en cherchant à influer sur le cours de l‘élection, avaient bénéficié de l‘appui de ressortissants américains, dont des personnes liées à l‘équipe de Donald Trump.

“Nous ne savons pas pour le moment si les Russes ont bénéficié de l‘appui de citoyens américains, parmi lesquels des personnes liées à l‘équipe de campagne de Trump”, a dit Adam Schiff lors de l‘audition au Congrès, en soulignant qu‘il n‘y avait en soi rien d‘illégal à ce que Trump ou ses collaborateurs aient des relations avec la Russie.

“D‘un autre côté, si l‘équipe de campagne de Trump, ou quiconque y étant lié, a aidé les Russes ou leur a obéi, ce serait non seulement un délit grave, mais aussi l‘une des trahisons les plus choquantes subies par notre démocratie dans l‘histoire”, a-t-il ajouté.

Selon Mike Rogers, des hackers ont bel et bien volé des informations aux démocrates durant la campagne électorale de 2016, et rien ne permet de penser que cela ait été aussi le cas chez les républicains.

Les tweets de Donald Trump sur les écoutes dont il dit avoir été victime sont apparus comme des contre-feux allumés par la présidence au moment où la question des liens de l‘entourage de Donald Trump avec la Russie devenait de plus en plus pressante.

Le premier conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, un fidèle du président, a été contraint à la démission le 13 février pour avoir omis de faire part de contacts avec l‘ambassadeur de Russie aux Etats-Unis avant l‘investiture de Trump le 20 janvier.

La semaine dernière, de nouvelles informations ont fait surface à propos d‘une somme de plus de 65.000 dollars que des sociétés liées à la Russie ont versée à Michael Flynn en 2015.

Le ministre de la Justice Jeff Sessions a quant à lui été obligé de se déclarer incompétent dans l‘enquête de son département après avoir passé sous silence, lors de son audition au Sénat en vue de sa confirmation, deux rencontres avec l‘ambassadeur russe Sergueï Kislyak avant l‘élection.

Bureau de Washington; Eric Faye et Nicolas Delame pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below