6 mars 2017 / 09:48 / il y a 7 mois

COR-Les Républicains renouvellent leur confiance à Fillon

Le comité politique des Républicains a renouvelé lundi à l'unanimité sa confiance à la candidature de François Fillon, affaibli par l'affaire des emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille et vivement contesté dans son camp. /Photo prise le 6 mars 2017/REUTERS/Charles Platiau

PARIS/BORDEAUX (Reuters) - Corrige la fonction de Nicolas Sarkozy §5

Le comité politique des Républicains a renouvelé lundi à l‘unanimité sa confiance à la candidature de François Fillon, affaibli par l‘affaire des emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille et vivement contesté dans son camp.

Le candidat de la droite et du centre, qui s‘est présenté devant cette instance créée à l‘issue de sa victoire à la primaire, a estimé que le débat était “clos” après que son ancien rival Alain Juppé eut annoncé dans la matinée qu‘il renonçait définitivement à le remplacer, malgré les appels.

“François Fillon a confirmé devant le comité politique des Républicains sa candidature à l‘élection présidentielle”, a déclaré son président, Gérard Larcher. “Le comité politique, après un large échange, a renouvelé à l‘unanimité son soutien à François Fillon et s‘engage à oeuvrer au rassemblement des familles politiques de la droite et du centre autour de lui et du projet qu‘il porte pour le redressement national”.

“François Fillon a indiqué qu‘il prendrait des initiatives pour porter ensemble nos valeurs. Les Républicains sont donc rassemblés et déterminés autour de François Fillon”, a-t-il ajouté à l‘issue de la réunion.

A ses côtés, un autre membre du comité politique, Bernard Accoyer, a annoncé que François Fillon rencontrerait l‘ancien président Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Le candidat de la droite et du centre s‘est prévalu devant le comité politique du succès de la manifestation de soutien qui s‘est déroulée dimanche à Paris au Trocadéro.

“LÉGITIMITÉ”

“Pour ma part, je considère que ce rassemblement confirme la légitimité que je tire de la primaire de la droite et du centre”, a-t-il dit selon le texte de son discours.

“Il est temps maintenant que chacun se reprenne et revienne à la raison. Nos électeurs ne pardonneraient pas ceux qui entretiennent le poison de la division”, a-t-il ajouté en appelant son camp à se rassembler derrière sa candidature.

Nicolas Sarkozy avait mis lundi la pression sur François Fillon afin de sortir de la crise, en réunissant sa garde rapprochée, dont Brice Hortefeux, Christian Jacob, François Baroin, Luc Chatel, Eric Ciotti, et Christian Estrosi.

Christian Jacob a rencontré François Fillon en leur nom lundi après-midi avec un message, selon l‘entourage du président du groupe Les Républicains à l‘Assemblée nationale :

“L‘essentiel est de garder l‘unité de notre famille. C‘est toi qui a les clés. Soit, en ton âme et conscience, tu penses que tu peux unir la famille, soit tu considères que tu n‘es pas le mieux placé et c‘est à toi de désigner ton successeur.”

Christian Estrosi a précisé à Reuters que les “sarkozystes” ne remettaient “en aucun cas en cause (son) projet” et qu‘il était “hors de question d‘avancer un nom”.

“Mais nous estimons que les conditions d‘unité ne sont plus réunies pour lui permettre de gagner l‘élection présidentielle”, avait dit le président de la région Provence-Alpes-Côte d‘Azur.

Nicolas Sarkozy, qui avait lui-même été battu au premier tour de la primaire, s‘est ainsi impliqué dans la crise.

“Face à la gravité de la situation que connaissent la droite et le centre, chacun a le devoir de tout faire pour préserver l‘unité qui est la condition de l‘alternance”, écrit-il dans un communiqué publié sur son compte Twitter.

“Notre désunion fera le lit de l‘extrême droite”, ajoutait-il. “C‘est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français.”

Alain Juppé a de son côté fermé la porte “une bonne fois pour toutes” à l‘idée d‘une candidature à la place de François Fillon, malgré les sollicitations dont il est l‘objet.

“TROP TARD” POUR JUPPÉ

“Je ne suis (...) pas en mesure aujourd‘hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d‘un projet fédérateur et c‘est pourquoi je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République”, a dit le maire de Bordeaux lors d‘une déclaration marquée par la gravité.

“C‘est ce que je dirai à Nicolas Sarkozy et à François Fillon s‘ils souhaitent me rencontrer”, a-t-il ajouté en se livrant à une charge contre “l‘obstination” de François Fillon que la “dénonciation d‘un prétendu complot et d‘une volonté d‘assassinat politique [ont] conduit dans une impasse”.

“Je le répète : pour moi il est trop tard, il n‘est évidemment pas trop tard pour la France, il n‘est jamais trop tard pour la France”, a-t-il conclu sans dire qui, selon lui, devrait porter “les couleurs de la droite et du centre dans quelques semaines”. (pour un verbatim :)

Un fidèle de Nicolas Sarkozy, le député européen Brice Hortefeux, a estimé que la situation pourrait se décanter mardi.

Avec Emmanuel Jarry, Claude Canellas à Bordeaux, édité par Yves Clarisse

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