Marine Le Pen dément avoir reconnu des emplois fictifs d'assistants

vendredi 17 février 2017 13h19
 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen, dont la popularité n'a pas été atteinte jusqu'à présent par l'affaire de ses attachés parlementaires au Parlement européen, récuse tout parallèle avec son adversaire de droite François Fillon, visé par des soupçons d'emplois fictifs.

Mais la publication jeudi d'extraits du rapport d'enquête de l'Office européen de lutte contre la fraude (Olaf) par Mediapart et Marianne, a placé la candidate à la présidentielle sur la défensive.

"Il n'y a absolument rien de fictif, ni d'emplois fictifs, ni rien de tout cela, dans ce dossier", a-t-elle déclaré vendredi sur France Bleu.

Selon Marine Le Pen, les soupçons de l'Olaf ont été nourris par une simple régularisation comptable dont elle dit avoir fourni "toutes les preuves", sans pour autant être entendue par l'organisme européen.

Le rapport de l'Olaf est désormais entre les mains de la justice française, qui a ouvert le 15 décembre dernier une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé dans l'enquête sur ces soupçons de fraude relative à l'emploi par le FN d'assistants parlementaires.

Marine Le Pen dénonce depuis le début de la procédure une "opération politique" montée notamment par l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz et par l'Olaf, contre lequel elle a porté plainte à Bruxelles.

Elle dit assumer le fait d'avoir salarié son garde du corps Thierry Légier et sa chef de cabinet Catherine Griset, affirmant qu'ils l'assistaient à la fois au Front national et au Parlement européen.

Mais le rapport de l'Olaf met à mal sa défense, selon Mediapart et Marianne, pour qui la candidate est soupçonnée d'avoir notamment fabriqué un faux contrat de travail pour Thierry Légier.

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Marine Le Pen, dont la popularité n'a pas été atteinte jusqu'à présent par l'affaire de ses attachés parlementaires au Parlement européen, récuse tout parallèle avec son adversaire de droite François Fillon, visé par des soupçons d'emplois fictifs.  /Photo prise le 1er février 2017/REUTERS/Benoît Tessier