9 avril 2014 / 15:23 / il y a 3 ans

François Hollande et Manuel Valls parachèvent la mue de l'exécutif

Conseil des ministres à l'Elysée, à Paris. La liste de 14 secrétaires d'Etat venant compléter le gouvernement de Manuel Valls, annoncée mercredi, accueille des élus confirmés issus de divers courants socialistes comme Laurence Rossignol et Harlem Désir, qui quitte la tête du PS. Au total, le nouveau gouvernement compte 30 membres, dont 15 femmes. /Photo prise le 9 avril 2014/Ian Langsdon/Pool

PARIS (Reuters) - François Hollande et Manuel Valls ont parachevé mercredi le dispositif gouvernemental avec la nomination de quatorze secrétaires d'Etat, le choix d'un nouveau secrétaire général de l'Elysée et la réorganisation du Parti socialiste.

Une semaine après avoir choisi 16 ministres, Manuel Valls s'est entouré d'élus expérimentés issus de divers courants du PS et du PRG, dont cinq seulement figuraient dans la précédente équipe dirigée par Jean-Marc Ayrault.

Le gouvernement du nouveau Premier ministre, qui a obtenu mardi la confiance de l'Assemblée nationale sur sa déclaration de politique générale, compte 30 membres, dont 15 femmes.

Nommé aux Affaires européennes, Harlem Désir a trouvé une porte de sortie après seulement un an et demi à la tête du Parti socialiste, où il avait succédé à Martine Aubry en octobre 2012.

Son départ va permettre la reprise en main d'un parti rendu grandement responsable de la déroute du PS aux élections municipales de mars.

Il est remplacé par le député Jean-Christophe Cambadélis, son ancien rival pour le poste de premier secrétaire.

L'ancien dirigeant de SOS Racisme abandonne du même coup son projet d'être tête de liste aux élections européennes pour la région Ile-de-France, une candidature confiée à l'ancien ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon.

Outre le gouvernement et le PS, l'Elysée est aussi l'objet d'un grand chambardement avec le départ, annoncé mercredi matin, du secrétaire général de l'Elysée Pierre-René Lemas.

Après 22 mois à oeuvrer dans le bureau voisin de celui du président, l'ancien préfet est remplacé par un intime du chef de l'Etat : Jean-Pierre Jouyet.

Expert de l'Europe, ce disciple de Jacques Delors âgé de 60 ans tentera de remettre de l'ordre dans l'appareil de l'Etat après avoir dirigé la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

"VÉRITABLE UNITÉ DE COMMANDEMENT"

Ancien élève de la promotion Voltaire de l'Ecole nationale d'administration, comme François Hollande et Pierre-René Lemas, Jean-Pierre Jouyet avait été secrétaire d'Etat aux Affaires européennes dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Une "infidélité" que la gauche du PS ne lui a pas pardonnée.

François Hollande a précisé les raisons de cette arrivée.

"Dès lors qu'une nouvelle équipe s'installait à Matignon, je souhaitais qu'il y ait une nouvelle équipe à l'Elysée", explique-t-il en prônant "une cohérence absolue, une équipe quasiment fusionnelle, une véritable unité de commandement", a-t-il déclaré au Monde de jeudi.

A la différence de la liste des ministres qui ne compte que deux nouveaux venus, Ségolène Royal et François Rebsamen, celle des secrétaires d'Etat apporte du sang frais, des députés et sénateurs expérimentés pour la plupart.

Tels Christian Eckert, rapporteur de la commission des Finances de l'Assemblée nationale nommé au Budget, et André Vallini, nouveau secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale.

Un proche de Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, s'occupera des Relations avec le Parlement. Une disciple de Martine Aubry, Laurence Rossignol, est chargée de la Famille.

Deux radicaux de gauche font leur entrée : Thierry Braillard (Sports) et Annick Girardin (Développement et Francophonie).

Parmi les ministres reconduits, Valérie Fourneyron passe du Sport au Commerce et à l'Artisanat et Fleur Pellerin, anciennement au Numérique, est nommée au Commerce extérieur.

Le deuxième conseil des ministres de l'ère Valls a donné lieu à un changement de décor pour le gouvernement, désormais convié dans le salon des Ambassadeurs de l'Elysée, une pièce plus petite que le salon Murat où se sont tenus la quasi totalité des conseils des ministres de la Ve république.

Autre signe de la reprise en main d'une équipe jugée trop dissipée par le passé : François Hollande a ordonné que les téléphones portables restent à l'entrée du conseil.

Avec Service France, édité par Yves Clarisse

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