A l'Assemblée, le bras-de-fer se poursuit sur les institutions
PARIS (Reuters) - La majorité et les socialistes ont poursuivi à l'Assemblée nationale leur partie de bras-de-fer sur le projet de loi constitutionnelle réformant les institutions.
Les orateurs principaux des quatre groupes du Palais-Bourbon ont présenté une nouvelle fois leurs arguments, les socialistes demandant à l'exécutif et à sa majorité - l'UMP - d'assouplir leur position afin de permettre à la réforme d'aboutir.
"Les réponses (de l'exécutif) depuis le début du processus de révision nous laissent sur notre faim. Parlons clair, il manque à notre dialogue républicain sa principale matrice, la confiance", a dit Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC).
"Nous tendons la main. Vous nous tordez le bras", a-t-il lancé au gouvernement et à sa majorité avant de réaffirmer avec force que les socialistes "ne voteront jamais un texte qui accroît les pouvoirs du président de la République".
"Rien n'est encore perdu. Nous reconnaissons certaines avancées de votre texte. Nous sommes prêts à trouver les voies qui permettront de progresser ensemble", a-t-il dit. "Nous n'imposons pas de préalable, nous disons simplement nos convictions".
Le président du groupe UMP, Jean-François Copé, s'était auparavant adressé à l'opposition. "A rejeter cette réforme, l'opposition perdrait toute crédibilité sur ce sujet pour des années", avait-il affirmé. "Elle prouverait qu'elle n'est pas prête de transcrire dans les faits une de ses vieilles doléances, de crainte de perdre un précieux fond de commerce", avait-il dit.
"UN LEURRE"
Jean-François Copé avait également confirmé le soutien de ses députés à la réforme gouvernementale. "Depuis le début, nous partageons les objectifs de cette réforme historique qui apportent des progrès majeurs pour le Parlement", avait-il dit.
Pourtant, plusieurs élus UMP ont confirmé mercredi qu'ils ne voteraient pas la réforme. Suite...


