Douze militants anti-OGM, dont José Bové, devant la justice
BORDEAUX (Reuters) - Le procès de douze militants anti-OGM, dont José Bové, poursuivis pour avoir dégradé du maïs transgénique stocké dans un silo à Lugos (Gironde), s'est ouvert mercredi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.
Ce procès a été renvoyé à deux reprises à la demande des avocats des militants, qui se sont plaints de retards dans la transmission des pièces du dossier.
Le début de l'audience a été marqué par la demande d'une soixantaine de personnes présentes lors de l'action à être jugés en tant que "comparants volontaires".
L'un de leurs avocats, Me François Roux, a évoqué un précédent du tribunal correctionnel de Carcassonne (Aude) qui a accepté le 2 juillet la demande de 25 comparants volontaires dans une affaire concernant l'occupation les locaux du semencier Monsanto par cinq militants écologistes.
Le procureur de la République, Jérôme Bourrier, a estimé pour sa part que cette demande "injustifiée" était une façon de "noyer le poisson".
Les faits jugés mercredi remontent au 4 novembre 2006.
Cent cinquante "faucheurs volontaires" conduits par l'ancien leader de la Confédération paysanne avaient versé un mélange d'eau et de brou de noix dans un silo, rendant impropre à la consommation 2.320 tonnes de maïs transgénique.
Cette action avait valu à José Bové de passer une trentaine d'heures en garde à vue.
Les prévenus répondent de l'accusation de "dégradation volontaire en réunion". Suite...

