Vaste traque policière après le meurtre d'une Suédoise en France
PARIS (Reuters) - La brigade criminelle a mobilisé une trentaine d'enquêteurs pour retrouver le meurtrier d'une étudiante suédoise de 19 ans, dont la mort - après le sort subi en février par une compatriote laissée en vie - a amené une mise en garde de l'ambassadeur, a-t-on appris de source judiciaire jeudi.
Sussanna Zetteberg a été retrouvée morte dans une forêt de Chantilly (Oise) samedi matin, les mains liées dans le dos. Son corps avait été en partie calciné avec de l'essence.
L'enquête a établi qu'elle avait été prise en charge vers 04h30 du matin samedi par un chauffeur de taxi, vrai ou faux, à la sortie de la discothèque La Scala, située rue de Rivoli en plein centre de la capitale..
Elle a dans les minutes suivantes envoyé un SMS à une amie pour lui signaler qu'elle était dans un taxi dont le chauffeur lui paraissait étrange, puis n'a plus donné de nouvelles.
"L'ambassadeur, Gunnar Lund, a déclaré à des quotidiens suédois que les jeunes filles devaient faire attention quand elles sortaient en discothèque la nuit, ne pas rentrer chez elles seules, et faire attention aux taxis", a expliqué Arne Kallin, conseiller de presse de l'ambassade.
L'ambassade s'est mise en contact avec les autorités judiciaires françaises, d'abord pour favoriser les relations avec la famille de la défunte, venue de Suède et pour se tenir informée de l'enquête. "Je veux souligner que paris n'est pas pire que d'autres villes, même Stockholm", ajoute Arne Kallin.
Un des quatre groupes de la brigade criminelle est chargé de reprendre entièrement l'enquête sur l'enlèvement d'une autre Suédoise de 19 ans, le 23 février dernier, dans des circonstances très similaires.
Elle avait été prise en charge par un taxi, vrai ou faux, à la sortie d'une discothèque du VIIIe arrondissement, conduite dans les Yvelines à Orgeval, violée et abandonnée. Elle est aujourd'hui repartie en Suède et l'enquête menée par la gendarmerie jusqu'ici n'a pas abouti.
Police et justice explique que le lien entre les deux dossiers n'est pas totalement établi, compte tenu des divergences entre les deux affaires. Le parquet de Paris a cependant chargé un magistrat de la section criminelle de suivre à plein temps le dossier.
Thierry Lévêque
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