La situation des rescapés en Birmanie s'aggrave
par Aung Hla Tun
RANGOUN (Reuters) - Les rescapés du passage du cyclone Nargis en Birmanie continuaient dimanche à fuir le delta de l'Irrawaddy, région la plus touchée, en quête de nourriture, d'eau et de médicaments. Selon des ONG, des milliers de personnes vont trouver la mort si une aide d'urgence ne leur est pas fournie rapidement.
Des temples bouddhistes et des lycées accueillent, dans les villes situées en bordure de la zone balayée par Nargis, des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Selon une nouvelle estimation du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), entre 1,2 et 1,9 million de personnes tentent de survivre au dénuement semé par Nargis lors de son passage il y a huit jours.
"Compte tenu de la gravité de la situation, y compris du manque de vivres et d'eau, certains de nos partenaires ont fait état d'inquiétudes relatives à la sécurité et de comportements violents dans les régions les plus durement touchées", alerte l'agence humanitaire de l'Onu, dans un rapport.
Elle précise par ailleurs que "le nombre de morts pourrait être compris entre 63.290 et 101.682 et que 220.000 personnes sont portées disparues".
L'OCHA s'inquiète également des conséquences sur l'environnement du passage de Nargis qui pourraient représenter une menace "pour la vie et la santé.
"TRAGÉDIE À UNE ÉCHELLE INIMAGINABLE"
La junte militaire birmane, traditionnellement méfiante vis-à-vis du monde extérieur, accepte une aide extérieure - y compris de la part des Nations unies - mais elle a fait savoir qu'elle ne laisserait pas entrer sur son territoire les équipes de logisticiens qui permettraient d'accélérer l'acheminement de l'aide dans le delta inondé, inaccessible par la route. Suite...


