30 avril 2008 / 07:37 / il y a 9 ans

Centaurus et Pardus soutiennent Cirelli et Abate chez Atos

<p>Les fonds Centaurus Capital et Pardus Capital, actionnaires de concert d'Atos Origin avec au total 22,34% du capital, soutiennent la nomination des deux candidats au conseil de surveillance propos&eacute;s par la soci&eacute;t&eacute;, a d&eacute;clar&eacute; Bernard Oppetit, P-DG de Centaurus Capital. /Photo prise le 8 avril 2008/Toby Melville</p>

par Dominique Vidalon et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Les fonds Centaurus Capital et Pardus Capital, actionnaires de concert d'Atos Origin avec au total 22,34% du capital, soutiennent la nomination des deux candidats au conseil de surveillance proposés par la société, a déclaré mardi Bernard Oppetit, P-DG de Centaurus Capital.

Selon l'ordre du jour de son assemblée générale du 22 mai, la société de services informatiques propose la nomination du président de Gaz de France, Jean-François Cirelli, et d'un responsable du cabinet de conseil Boston Consulting Group, René Abate.

"Nous allons voter pour René Abate et Jean-François Cirelli", a déclaré Bernard Oppetit lors d'un entretien téléphonique accordé à Reuters, précisant que leurs intentions seraient détaillées dans une lettre ouverte aux actionnaires. "Nous les avons rencontrés (...). Nous n'avons pas de raison de douter de leur bonne foi et de leur bonne volonté sur le fait de remettre cette société sur les rails et de travailler de façon constructive avec tous les actionnaires".

Il a ajouté que les deux fonds voteraient contre le renouvellement des trois membres du conseil de surveillance dont le mandat arrive à expiration, en plus de présenter une résolution demandant la révocation du président de ce conseil, Didier Cherpitel.

"CONCEVABLE" DE MONTER DANS ATOS D'ICI L'AG

Bernard Oppetit a également précisé qu'il était "concevable" que le concert achète des actions d'Atos d'ici l'assemblée générale, tout en réaffirmant qu'ils n'avaient pas l'intention de prendre le contrôle de la SSII à la capitalisation de 2,7 milliards d'euros.

"Ce n'est pas du tout notre objet", a-t-il souligné. "C'est bien pour cela que nous ne présentons que deux candidats et qu'on ne présente pas un projet précis alternatif".

Un porte-parole d'Atos a estimé que les fonds continuaient à faire preuve de duplicité.

"Ils sont toujours en mesure de prendre le contrôle du conseil sans payer de prime aux actionnaires et contre l'intérêt du groupe et on attend toujours qu'ils révèlent leur projet", a-t-il dit.

Engagés dans un bras de fer avec la direction, les fonds Pardus et Centaurus estiment que la SSII, lourdement déficitaire en 2006, se trouve dans une impasse stratégique et réclament son adossement à un grand groupe après l'abandon des discussions avec des repreneurs potentiels l'année dernière.

Philippe Germond, le président du directoire d'Atos, a déclaré à plusieurs reprises que le groupe était prêt à proposer deux sièges à Centaurus et Pardus, s'ils garantissaient s'inscrire dans une stratégie de long terme et ne pas dénigrer publiquement la stratégie de la SSII.

Outre deux de leurs représentants, Behdad Alizadeh et Benoît d'Angelin, Centaurus et Pardus proposent pour le conseil de surveillance les candidatures de trois personnalités présentées comme indépendantes: Colette Neuville, présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), Michel Combes, P-DG de TDF, et surtout Bernard Bourigeaud, le fondateur et ancien président d'Atos, qui a quitté le groupe en 2007.

Le conseil de surveillance s'y est opposé, laissant supposer que l'assemblée générale serait particulièrement mouvementée.

Lundi, Didier Cherpital a réaffirmé dans un communiqué qu'il était légitime que des actionnaires représentant 20% du capital entrent au conseil de surveillance s'ils étaient loyaux et stables.

"Nous avons toujours fait preuve d'une attitude loyale et nous n'avons jamais cherché à déstabiliser la société", a réagi Bernard Oppetit, ajoutant que les fonds restaient "prêts à revenir au dialogue".

Atos, qui publie son chiffre d'affaires du premier trimestre mercredi avant l'ouverture de la Bourse, perd 1,21% à 38,33 euros vers 16 heures.

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