May 1, 2008 / 8:01 AM / 9 years ago

Lancement de "Grand Theft Auto 4", phénomène du jeu vidéo

5 MINUTES DE LECTURE

<p>Le jeu vid&eacute;o "Grand Theft Auto 4" a &eacute;t&eacute; mis en vente d&egrave;s 00h00 mardi, un &eacute;v&eacute;nement attendu par des milliers de fans qui n'ont pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; faire la queue toute la soir&eacute;e pour acheter les premiers exemplaires de ce jeu d'action d'ores et d&eacute;j&agrave; &eacute;lev&eacute; par les critiques au rang de chef d'oeuvre violent et satirique, dans la lign&eacute;e de films tels que Le Parrain. /Photo prise le 28 avril 2008/Lucas Jackson</p>

NEW YORK (Reuters) - Le jeu vidéo "Grand Theft Auto 4" a été mis en vente dès 00h00 mardi, un événement attendu par des milliers de fans qui n'ont pas hésité à faire la queue toute la soirée pour acheter les premiers exemplaires de ce jeu d'action d'ores et déjà élevé par les critiques au rang de chef d'oeuvre violent et satirique, dans la lignée de films tels que Le Parrain.

Ce lancement est considéré comme le principal événement de l'année dans le secteur, avec des prévisions de ventes de plus de 400 millions de dollars au cours de la seule première semaine, soit plus que pour "Halo 3", de Microsoft, le plus gros succès de 2007.

Initialement prévue pour octobre dernier, la sortie du jeu a été retardée jusqu'à mardi à cause de problèmes techniques, ce qui, pour certains, a eu des effets positifs.

"Je pense qu'il s'agissait d'une décision très intelligente car cela a laissé du temps à beaucoup de gens pour passer aux systèmes de nouvelle génération et il existe désormais une base de clients potentiels plus large", a estimé Chris Arsada, directeur du magasin GameStop de Los Angeles.

"Grand Theft Auto 4" met en scène un immigré d'Europe de l'Est qui vend de la drogue, tue des policiers, et bat des prostituées après s'être engagé avec le syndicat du crime, un cocktail détonnant qui s'est attiré les foudres des groupes de défense de la famille et d'hommes politiques.

"Il vous permet d'échapper à la réalité", a dit John Alba, présent dans la file d'attente devant un magasin spécialisé de Manhattan. "Ce jeu réunit tout ce qu'il faut : sexe, drogue, voitures, argent (...) tout ce que vous voulez".

"La violence c'est comme le sexe. Cela fait vendre", a dit Alba. "J'aime la violence dans les jeux, c'est cool. Mais pas dans la vraie vie".

"Chef D'oeuvre Moderne"

A en croire les premières critiques, le jeu du studio Rockstar de l'éditeur Take-Two est bien parti pour devenir le mieux noté de l'histoire et il devrait largement contribuer à renforcer la perception des jeux vidéos comme une forme d'expression artistique à part entière.

"Grand Theft Auto 4 cache, derrière une façade de divertissement, une satire culturelle violente, intelligente, profane, attachante, odieuse, espiègle, riche, profonde et convaincante", a ainsi écrit le New York Times.

Les fans du jeu estiment aussi que les graphiques, la musique et le fait qu'il se déroule à "Liberty City" - un lieu imaginaire ressemblant à New York - contribuent à lui donner une âme.

"Le scénario est sans doute l'un des meilleurs, c'est très réaliste", a dit Carlos Garcia, un résident de Brooklyn, lui aussi dans la file d'attente.

La version de "Grand Theft Auto 4" pour PlayStation 3 de Sony a reçu une note parfaite de 100/100 alors que la version pour Xbox 360 de Microsoft a été noté 99/100 par Metacritic, un site très consulté qui compile plus d'une dizaine de critiques de jeux vidéos.

"Cet opus de Rockstar est un chef d'oeuvre moderne qui pourrait changer la façon dont les jeux vidéos sont vus", a écrit de son côté le site de jeux et de critiques spécialisées GameSpy, octroyant à "Grand Theft Auto 4" la qualification optimale de cinq étoiles.

"Vous vous rendrez rapidement compte que le scénario nuancé et les aspects formels sont dignes des meilleurs films de Martin Scorsese ou Francis Ford Coppola", poursuit-il.

Sur le plan économique, le lancement de "GTA 4" pourrait fournir à Take Two des armes supplémentaires pour résister à l'offre d'achat hostile de son concurrent Electronic Arts.

Le président de Take-Two, Strauss Zelnick, qui a rejeté l'offre d'EA en la jugeant trop basse, a insisté pour attendre la sortie du jeu avant d'entamer des discussions.

Scott Hillis à San Francisco et Aarthi Sivaraman à New York, version française Julien Toyer

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