Le film sur le coran du député néerlandais Wilders mis en ligne

jeudi 27 mars 2008 23h11
 

par Emma Thomason

AMSTERDAM (Reuters) - Le film du député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders, qui taxe le coran d'incitation à la violence, a été mis en ligne jeudi sur le site internet de sa formation, le Parti de la liberté (PVV), malgré les craintes des autorités.

Le document de quinze minutes intitulé "Fitna", terme arabe utilisé dans le livre-saint pour évoquer la guerre civile, n'a été diffusé que brièvement en raison de problèmes techniques, selon les administrateurs du site (www.pvv.nl), mais il reste visible sur des sites de partage de fichiers britanniques et néerlandais.

Parsemé d'images du 11-Septembre et d'autres attentats accompagnées de sourates, il s'ouvre par un avertissement mettant en garde contre la violence de certaines images jugées "très choquantes".

On peut notamment y voire une jeune fille portant le voile traiter les juifs de "singes" et de "porcs" et des manifestantes brandissant des banderoles frappées de slogans tels que "Préparez-vous au véritable Holocauste!", ou "Dieu bénisse Hitler!".

Graphique à l'appui, le film évoque la croissance de la population musulmane en Europe et invite le spectateur à s'interroger: "Quel avenir pour les Pays-Bas?", avant de montrer des visages d'enfants ensanglantés, une scène de lapidation et des images de mutilations génitales.

S'affiche ensuite le slogan "Halte à l'islamisation. Défendons notre liberté", puis le dessin publié par la presse danoise, montrant Mahomet coiffé d'un turban en forme de bombe avec un "tic-tac" en fond sonore.

Le gouvernement, qui a nettement pris ses distances, redoute que le film ne donne lieu à une réédition des troubles suscités par la publication de cette caricature de Mahomet, en 2006.

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<p>Le film sur le coran de Geert Wilders, d&eacute;put&eacute; n&eacute;erlandais d'extr&ecirc;me droite, a &eacute;t&eacute; mis en ligne sur le site internet de sa formation, le Parti de la libert&eacute; (PVV), malgr&eacute; les craintes des autorit&eacute;s. /Photo d'archives/REUTERS</p>