18 mai 2008 / 12:11 / dans 9 ans

Les médias en ligne s'en sortent bien malgré la crise

<p>Les m&eacute;dias en ligne s'en sortent bien malgr&eacute; le ralentissement &eacute;conomique, et ceux qui ont le plus de chances de tirer leur &eacute;pingle du jeu sont les sites poss&eacute;dant des contenus de qualit&eacute; et une marque forte, a dit &agrave; Reuters la responsable de la Online Publishers Association, Pam Horan. /Photo d'archives/REUTERS</p>

par Astrid Zweynert

LONDRES (Reuters) - Les médias en ligne s‘en sortent bien malgré le ralentissement économique, et ceux qui ont le plus de chances de tirer leur épingle du jeu sont les sites possédant des contenus de qualité et une marque forte, a dit à Reuters la responsable de la Online Publishers Association (OPA).

Dans le contexte actuel, les sites internet ont un avantage par rapport aux médias traditionnels car ils permettent aux annonceurs de cibler les consommateurs de manière très fine et très rentable, a estimé Pam Horan, présidente de cette association d’éditeurs sur internet en marge du “Forum for the Future” de Londres.

“Cette capacité à cibler de manière très efficace les bons consommateurs signifie que les éditeurs de contenus sur internet devraient continuer à enregistrer une croissance significative des recettes publicitaires pendant cette période économique difficile”, a-t-elle dit.

Selon des données du cabinet d’études eMarketer, les dépenses publicitaires sur internet sont attendues en hausse de 23% cette année aux Etats-Unis, contre 25% l‘année dernière.

Alors que les marques médiatiques globales et les éditeurs locaux devraient résister à l‘orage, ceux qui parviendront à attirer le plus les publicitaires seront les sites possédant les contenus de meilleure qualité ainsi que les marques les plus fortes, estime Horan.

L’évolution des plateformes de publication numérique explique également pourquoi les perspectives de revenus publicitaires sont meilleures pour les médias sur internet que pour leurs concurrents traditionnels.

Les médias liés aux réseaux sociaux, à la vidéo en ligne ou à l‘internet mobile sont considérés comme des supports capables d‘attirer de plus en plus de revenus publicitaires.

Horan considère cependant que les éditeurs et les annonceurs n‘ont pas encore fait la preuve de la manière dont ils tireront des revenus de réseaux sociaux tels que Facebook.

“Nous voyons de grands exemples de la manière dont ils peuvent être utilisés pour faire parler d‘une marque et travailler son image mais comme flux de revenus, cela reste à voir”, dit-elle.

Le temps passé sur un site doit être mis en perspective, avertit-elle. Les activités sur les réseaux sociaux ne représentent que 7% du temps passé en ligne par les internautes américains chaque mois, selon les chiffres fournis par l‘OPA.

Ce chiffre est largement inférieur aux 40% du temps passé à lire des contenus, qui en font de loin la catégorie d‘activité sur internet la plus significative et donc celle qui fait le plus sens pour les annonceurs.

Version française Julien Toyer

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