Optimisme sur le feu vert du régulateur à un accord Google-Yahoo

samedi 26 avril 2008 13h09
 

par Anupreeta Das

SAN FRANCISCO (Reuters) - Google estime que les autorités américaines de la concurrence ne bloqueraient pas un éventuel accord de collaboration avec Yahoo parce qu'il serait "non-exclusif" et n'aurait rien à voir avec une fusion en tant que telle, a indiqué une personne au fait du raisonnement du premier moteur de recherche mondial.

Le département de la Justice américain interroge actuellement Google et Yahoo au sujet de l'éventuel problème de concurrence que ferait naître un partenariat, ont indiqué des sources cette semaine, alors que Yahoo vient de tester pendant deux semaines sur son propre moteur de recherche le système de vente de liens publicitaires développé par Google.

Ce test a eu lieu alors que Yahoo explore actuellement des alternatives à l'offre de rachat de 42,7 milliards de dollars (27,3 milliards d'euros) de Microsoft, qu'il considère trop basse et qu'il a rejetée.

Google estime qu'une telle collaboration ne serait pas anti-concurrentielle car il s'agirait d'une collaboration permettant à Yahoo d'utiliser les outils publicitaires liés aux moteurs de recherches de Google, plus rentables, dans le but de gagner plus d'argent, a indiqué la source, qui a souhaité demeurer anonyme.

Un tel accord ne serait pas si différent des partenariats que Google possède déjà avec d'autres sociétés internet telles que AOL de Time Warner ou IAC/InterActiveCorp, a-t-elle dit.

A l'inverse, Google considère qu'un rachat de Yahoo par Microsoft soulèverait bien plus de questions sur le plan de la concurrence car le groupe ainsi créé serait en mesure de contrôler de larges parts de plusieurs marchés, comme ceux de la messagerie électronique sur internet ou de la messagerie instantanée, a précisé cette personne.

PREMATURÉ DE SPÉCULER

Google et Yahoo ont déclaré qu'ils coopéraient avec le département de la Justice et l'ont informé du test mené à bien par Yahoo.   Suite...

 
<p>Google estime que les autorit&eacute;s am&eacute;ricaines de la concurrence ne bloqueraient pas un &eacute;ventuel accord de collaboration avec Yahoo parce qu'il serait "non-exclusif" et n'aurait rien &agrave; voir avec une fusion en tant que telle, a indiqu&eacute; une personne au fait du raisonnement du premier moteur de recherche mondial. /Photo d'archives/REUTERS/Darren Staples</p>