La Chine ouvre un accès limité à Wikipedia en anglais

samedi 5 avril 2008 12h27
 

HONG KONG/PEKIN (Reuters) - Les autorités chinoises semblent avoir ouvert l'accès à la version anglaise de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, mais des sujets politiques sensibles comme le Tibet ou la place Tiananmen restent inaccessibles.

Des utilisateurs d'internet à Pékin et Shanghaï ont confirmé qu'ils étaient en mesure de se connecter à la version en anglais du site collaboratif, la version chinoise faisant toujours l'objet de restrictions.

Alors que des requêtes telles que "Jean-Sébastien Bach" ou "dim sum" renvoyaient aux articles correspondants en anglais, un message indiquant que le navigateur ne pouvait pas se connecter à internet s'affichait lorsqu'une recherche était lancée avec des mots sensibles tels que Tibet.

Le Comité international olympique (CIO) a rappelé cette semaine aux organisateurs chinois la nécessité d'ouvrir l'accès à internet pendant toute la durée des Jeux olympiques 2008, ajoutant que toute restriction renverrait une image très négative du pays-hôte.

Le gouvernement chinois contrôle étroitement les médias et bloque ou censure régulièrement des sites internet ou des forums sur lesquels des voix dissidentes se font entendre.

Wikipedia ainsi que le site de partage de photos Flickr font périodiquement l'objet de restrictions, alors que l'accès au site de partage de vidéos YouTube est lui aussi régulièrement bloqué lors des périodes de tension politique en Chine.

Wikipedia compte plus de deux millions d'articles en anglais, dont certains sur le Tibet, l'indépendance de Taïwan, le mouvement interdit Falun Gong ou la répression des manifestations de 1989.

Jeffrey Hodgson à Hong Kong et Lucy Hornby à Pékin. Avec Sophie Taylor à Shanghai

Version française Julien Toyer

 
<p>Dans un caf&eacute; internet &agrave; Shangha&iuml;. Les autorit&eacute;s chinoises semblent avoir ouvert l'acc&egrave;s &agrave; la version anglaise de l'encyclop&eacute;die en ligne Wikipedia, mais des sujets politiques sensibles comme le Tibet ou la place Tiananmen restent inaccessibles. /Photo d'archives/REUTERS</p>