Mitsubishi Electric abandonne le marché du téléphone portable

lundi 3 mars 2008 12h57
 

TOKYO (Reuters) - Mitsubishi Electric annonce l'arrêt définitif de son activité - déficitaire - de fabrication de téléphones portables, confirmant après d'autres industriels japonais son retrait d'un marché dominé par des étrangers comme Nokia ou Samsung.

Cette décision devrait se traduire par une charge exceptionnelle d'environ 17 milliards de yens (164 millions de dollars) avant impôt sur l'exercice au 31 mars.

Mitsubishi Electric, qui génère la majeure partie de ses bénéfices dans l'automation industrielle et les composants, prévoit que son chiffre d'affaires dans les portables aura représenté 100 milliards de yens sur l'exercice qui s'achève, soit 2,5% de son C.A. global.

Il prévoit d'avoir livré 2,1 millions de combinés sur l'exercice, soit moins de 0,2% du marché mondial selon le cabinet d'études spécialisé IDC.

Le retrait de ce marché "est une étape logique pour Mitsubishi Electric, qui a été incapable de lancer un modèle rencontrant le succès depuis longtemps", a commenté Michito Kimura, analyste d'IDC.

En janvier, Sanyo Electric avait annoncé la vente de ses propres activités de téléphones portables à Kyocera pour un prix compris entre 40 et 50 milliards de yens.

Ces retraits interviennent dans un contexte de stagnation du marché japonais des portables, qui incite les opérateurs à réduire les "subventions" aux distributeurs sur le prix des combinés pour privilégier la baisse des prix des communications, ce qui ralentit le marché du remplacement.

Mitsubishi Electric s'était déjà retiré du marché des combinés en dehors du Japon et ne produisait plus que pour NTT DoCoMo, le premier opérateur nippon.

Kiyoshi Takenaka, version française Marc Angrand

 
<p>Un t&eacute;l&eacute;phone de Mitsubishi Electric avec &eacute;cran LCD r&eacute;versible. Le groupe japonais annonce l'arr&ecirc;t d&eacute;finitif de son activit&eacute; - d&eacute;ficitaire - de fabrication de t&eacute;l&eacute;phones portables, confirmant apr&egrave;s d'autres industriels japonais son retrait d'un march&eacute; domin&eacute; par des &eacute;trangers comme Nokia ou Samsung. /Photo d'archives/REUTERS/Eriko Sugita</p>