Pardus et Centaurus veulent le retour de Bourigeaud chez Atos

mercredi 2 avril 2008 15h56
 

par Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - La guerre des nerfs entre Atos Origin et les fonds Pardus et Centaurus a pris une nouvelle tournure, les deux premiers actionnaires de la SSII proposant le retour du fondateur de l'entreprise, un an après son départ.

Les deux fonds activistes qui, fort de leur participation conjointe de 21,67% dans Atos, réclament une représentation à son conseil de surveillance, ont annoncé avoir sollicité trois personnalités pour y siéger, dont Bernard Bourigeaud, qui a dirigé la société pendant 17 ans.

S'y ajoutent celles de Michel Combes, PDG de TDF, et de Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires, les trois devant être soumis à un vote des actionnaires lors de l'assemblée générale annuelle prévue le 22 mai.

Atos a refusé jusqu'ici d'accéder aux demandes de Centaurus et Pardus, exigeant qu'ils fassent preuve, au préalable, de leur volonté de s'engager sur le long terme et qu'ils s'abstiennent de tout dénigrement de la société.

Elle propose de son côté de renouveler les mandats de trois membres de son conseil de surveillance et la nomination de deux nouveaux, sans lien avec les deux fonds.

Centaurus et Pardus font depuis plusieurs mois pression sur Atos pour qu'elle s'adosse à un grand groupe, estimant qu'elle est dans une impasse stratégique.

DÉLOYAUTÉ

Après avoir cherché en vain un partenaire, notamment un fonds d'investissement, la SSII, qui avait opéré une restructuration massive en 2006, a décidé l'an passé de rester indépendante, l'échec des pourparlers de fusion entraînant le départ de Bernard Bourigeaud et son remplacement par Philippe Germond à la présidence du directoire.   Suite...

 
<p>Centaurus et Pardus annoncent avoir demand&eacute; &agrave; trois personnes de se porter candidats au conseil de surveillance d'Atos Origin, dont Bernard Bourigeaud, ancien pr&eacute;sident et fondateur de la soci&eacute;t&eacute; de services et d'ing&eacute;nierie informatique. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon</p>