2 avril 2008 / 06:03 / dans 9 ans

Pardus et Centaurus veulent le retour de Bourigeaud chez Atos

<p>Centaurus et Pardus annoncent avoir demand&eacute; &agrave; trois personnes de se porter candidats au conseil de surveillance d'Atos Origin, dont Bernard Bourigeaud, ancien pr&eacute;sident et fondateur de la soci&eacute;t&eacute; de services et d'ing&eacute;nierie informatique. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon</p>

par Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - La guerre des nerfs entre Atos Origin et les fonds Pardus et Centaurus a pris une nouvelle tournure, les deux premiers actionnaires de la SSII proposant le retour du fondateur de l‘entreprise, un an après son départ.

Les deux fonds activistes qui, fort de leur participation conjointe de 21,67% dans Atos, réclament une représentation à son conseil de surveillance, ont annoncé avoir sollicité trois personnalités pour y siéger, dont Bernard Bourigeaud, qui a dirigé la société pendant 17 ans.

S‘y ajoutent celles de Michel Combes, PDG de TDF, et de Colette Neuville, la présidente de l‘Association de défense des actionnaires minoritaires, les trois devant être soumis à un vote des actionnaires lors de l‘assemblée générale annuelle prévue le 22 mai.

Atos a refusé jusqu‘ici d‘accéder aux demandes de Centaurus et Pardus, exigeant qu‘ils fassent preuve, au préalable, de leur volonté de s‘engager sur le long terme et qu‘ils s‘abstiennent de tout dénigrement de la société.

Elle propose de son côté de renouveler les mandats de trois membres de son conseil de surveillance et la nomination de deux nouveaux, sans lien avec les deux fonds.

Centaurus et Pardus font depuis plusieurs mois pression sur Atos pour qu‘elle s‘adosse à un grand groupe, estimant qu‘elle est dans une impasse stratégique.

DÉLOYAUTÉ

Après avoir cherché en vain un partenaire, notamment un fonds d‘investissement, la SSII, qui avait opéré une restructuration massive en 2006, a décidé l‘an passé de rester indépendante, l’échec des pourparlers de fusion entraînant le départ de Bernard Bourigeaud et son remplacement par Philippe Germond à la présidence du directoire.

A la question de savoir pourquoi les fonds souhaitaient aujourd‘hui le retour de l‘ancien dirigeant, Bernard Oppetit, le patron de Centaurus, a déclaré à Reuters : “Nous avons toujours été d‘accord avec M. Bourigeaud. Il a été mis à l’écart par le conseil de surveillance après l’échec de la tentative de LBO.”

“Notre impression, vu de l‘extérieur, est que le conseil de surveillance a tout fait pour faire échouer cette opération, à laquelle M. Bourigeaud était favorable”, a-t-il ajouté.

Dans une interview publiée mercredi par le Figaro, Philippe Germond accuse les deux fonds de “duplicité”, révélant qu‘ils ont déposé “en secret” fin janvier une requête auprès du tribunal de commerce de Nanterre pour obtenir la convocation d‘une assemblée générale anticipée afin de voter la révocation du conseil de surveillance, présidé par Didier Cherpitel, et du directoire.

Interrogé sur cette requête, qui avait pour objet d‘augmenter la pression sur Atos, Bernard Oppetit a indiqué qu‘elle n‘avait pas été retirée à ce jour, même s‘il concède que l‘assemblée générale devrait se tenir à la date prévue du 22 mai.

Atos a rendu public mercredi une lettre aux deux fonds dans laquelle Philippe Germond et Didier Cherpitel réitèrent leur position exprimée en décembre, à savoir que la nomination de deux de leurs représentants au conseil de surveillance “serait légitime” s‘ils se comportent en actionnaires de long terme et n‘agissent pas “avec déloyauté ou en tentant de déstabiliser l‘entreprise”.

Version française Yann Le Guernigou

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