Feu vert de l'UE au rachat de DoubleClick par Google

mardi 11 mars 2008 21h09
 

BRUXELLES (Reuters) - Google a obtenu le feu vert de la Commission européenne pour racheter son rival DoubleClick, spécialisé dans la publicité en ligne, pour 3,1 milliards de dollars (2 milliards d'euros environ), en dépit des objections soulevées par la concurrence et par certains organismes de défense de la vie privée.

Google, qui avait obtenu auparavant l'accord des autorités antitrust américaine, a déclaré un peu après l'annonce de la CE qu'il avait bouclé le rachat de DoubleClick.

La CE précise dans un communiqué qu'une enquête en profondeur avait permis de déterminer que Google et DoubleClick n'exerçaient pas d'entrave à la concurrence sur leurs activités respectives et qu'elles ne pouvaient en conséquence être perçues comme rivales à ce moment-là.

Google a annoncé samedi qu'elle comptait réduire des emplois chez DoubleClick, qui compte 1.500 personnes. Le groupe n'a pas précisé le niveau de ces suppressions de postes.

En Europe, Google est de loin leader dans le domaine des moteurs de recherche et l'idée d'un rachat de DoubleClick s'est attirée les foudres de Microsoft ou de Yahoo en particulier.

En outre, la Commission considère que le rapprochement de Google et DoubleClick ne risque pas de marginaliser la concurrence dans le domaine de la publicité en ligne, qui recourt à des logiciels qui aident les annonceurs à cibler leurs public.

La Commission note que malgré les inquiétudes émises par les rivaux de Google, le rachat de DoubleClick ne leur fermerait pas le marché puisqu'il existe d'autres moteurs de recherche, comme ceux de Microsoft, Yahoo ou AOL.

Cet accord suscite également l'inquiétude des défenseurs de la vie privée, qui craignent que la combinaison des méthodes des deux entités ne leur permette de stocker des informations sur les habitudes des internautes.

David Lawsky, version française Nicolas Delame

 
<p>Google a obtenu le feu vert de la Commission europ&eacute;enne pour racheter son rival DoubleClick, sp&eacute;cialis&eacute; dans la publicit&eacute; en ligne, pour 3,1 milliards de dollars (2 milliards d'euros environ), en d&eacute;pit des objections soulev&eacute;es par la concurrence et par certains organismes de d&eacute;fense de la vie priv&eacute;e. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking</p>