La filiale SEN de Siemens va devenir une coentreprise

mardi 29 juillet 2008 15h28
 

MUNICH (Reuters) - Siemens annonce qu'il envisage de céder Siemens Enterprise Networks (SEN), sa filiale d'équipements télécoms qu'il cherche à vendre depuis deux ans, à une coentreprise qui sera détenue par le groupe diversifié allemand et par le fonds d'investissement américain The Gores Group.

Siemens a précisé qu'il s'attendait à ce que cette transaction ait un impact négatif, qui pourrait atteindre la centaine de millions d'euros, sur le résultat du trimestre en cours.

SEN, spécialisée dans les systèmes télécoms pour les grandes entreprises, a beaucoup souffert du développement de la téléphonie par internet.

Sur les deux dernières années, la filiale de Siemens a perdu plus d'un milliard d'euros, même si un plan de restructuration, passant par la suppression de plus de 6.800 postes, commence à porter ses fruits.

SEN sera scindé sans sa dette, précise Siemens qui disposera de 49% de la coentreprise et qui espère que le processus sera achevé d'ici à la fin du mois de septembre.

Gores et Siemens prévoient d'investir 175 millions d'euros chacun dans la nouvelle entité, qui sera sous la direction du fonds d'investissement américain, sans compter les coûts liés à la recherche et au développement et autres dépenses.

Vers 12h45 GMT, l'action Siemens perdait 0,36% à 72,23 euros à la Bourse de Francfort, surperformant le Dax qui perdait 0,51%.

SEN sera associée à deux autres entités déjà sous le contrôle de Gores: Enterasys, qui fournit des équipements et des services de réseaux, et SER Solutions, qui conçoit des logiciels destinés au centres d'appels.

Jens Hack, version française Nicolas Delame

 
<p>Siemens envisage de c&eacute;der Siemens Enterprise Networks (SEN), sa filiale d'&eacute;quipements t&eacute;l&eacute;coms qu'il cherche &agrave; vendre depuis deux ans, &agrave; une coentreprise qui sera d&eacute;tenue par le groupe diversifi&eacute; allemand et par le fonds d'investissement am&eacute;ricain The Gores Group. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz</p>