Microsoft devrait acquérir Yahoo sans débourser plus

dimanche 16 mars 2008 18h42
 

par Eric Auchard et Daisuke Wakabayashi

SAN FRANCISCO/SEATTLE (Reuters) - Le rachat de Yahoo par Microsoft réussira sans doute même s'il n'est peut-être pas le meilleur moyen pour la firme de Redmond d'utiliser ses importantes réserves de cash, selon les analystes interrogés par Reuters.

Microsoft a offert le 1er février de racheter le moteur de recherche et portail internet mais ce dernier a rejeté l'offre, estimant qu'elle le "sous-évaluait considérablement". L'offre de Microsoft vaut actuellement 41,4 milliards de dollars (26,5 milliards d'euros).

Huit analystes sur dix réalisant un suivi de Microsoft et 14 sur 15 travaillant sur Yahoo estiment que le numéro un mondial du logiciel a toutes les cartes en main pour arriver à un accord.

"Les choix de Yahoo deviennent de plus en plus limitées et cela donne un meilleur aspect à l'offre de Microsoft", estime Andy Miedler, analyste chez Edward Jones.

Une majorité d'analystes estiment que le géant de l'informatique n'aura pas besoin de relever cette offre au-delà des 31 dollars par action actuellement proposés pour moitié en actions, pour moitié en espèce, même si certains d'entre eux jugent que celle-ci deviendrait plus alléchante si elle était formulée uniquement en numéraire.

Douze intermédiaires pensent que Microsoft ne modifiera pas cette offre et quatre jugent qu'elle sera reformulée au même prix mais uniquement en cash.

"La reformulation de l'offre uniquement en cash pourrait être la prochaine étape" écrivent ainsi dans une note commune publiée vendredi les analystes d'UBS spécialistes du secteur des logiciels et d'Internet.

"Cela permettrait d'aller plus vite et, compte tenu des bénéfices retirés d'un accord amical, nous nous attendons toujours à ce que Microsoft améliore son offre pour emporter la transaction", indique UBS.   Suite...

 
<p>Le rachat de Yahoo par Microsoft r&eacute;ussira sans doute m&ecirc;me s'il n'est peut-&ecirc;tre pas le meilleur moyen pour la firme de Redmond d'utiliser ses importantes r&eacute;serves de cash, selon les analystes interrog&eacute;s par Reuters, qui estiment en majorit&eacute; que le g&eacute;ant du logiciel n'aura pas besoin de relever cette offre au-del&agrave; des 31 dollars par action actuellement propos&eacute;s. /Photo prise le 1er f&eacute;vrier 2008/REUTERS/Kimberly White</p>