Google lance un site internet gratuit de musique en Chine

mercredi 6 août 2008 11h28
 

par Samuel Shen

SHANGHAI (Reuters) - Sur un marché chinois gangrené par le piratage, Google a lancé un site internet permettant de télécharger gratuitement des chansons protégées par le droit d'auteur.

Les revenus publicitaires de ce service seront reversés aux fournisseurs de musique.

Le géant américain espère ainsi défier Baidu.com, numéro un du marché chinois de la recherche sur internet. Celui-ci, ainsi que d'autres fournisseurs d'accès chinois, est actuellement poursuivi en justice, accusé de faciliter le téléchargement de titres protégés.

Google a précisé mercredi que son service permettrait dans un premier temps de chercher parmi des dizaines de milliers de chansons chinoises par interprète ou titre et de les télécharger ensuite depuis Top100.cn, un site chinois de musique cofondé par le basketteur vedette Yao Ming.

Les revenus publicitaires tirés de ce service seront partagés entre Top100.cn et ses partenaires musicaux.

"L'industrie d'internet ne doit en aucune façon être dans le camp adverse de l'industrie musicale", a déclaré dans un communiqué le président de Google Chine, Kai-fu Lee. "Google reste intimement persuadé que l'intérêt commun, plus que le monopole, est la clé d'une croissance durable."

Les téléchargements illégaux de musique et de vidéo sont très fréquents en Chine, le premier marché mondial de l'internet en terme d'utilisateurs. La Fédération internationale de l'industrie phonographique estime que plus de 99% des fichiers musicaux distribués en Chine sont piratés.

Si Google domine le marché mondial de la recherche sur internet, la part de ce marché de Baidu en Chine approche les 63%, contre seulement 26% pour Google, selon les chiffres du deuxième trimestre publiés par iResearch.

Version française Mathilde Gardin

 
<p>Google a lanc&eacute; un site internet permettant de t&eacute;l&eacute;charger gratuitement des chansons prot&eacute;g&eacute;es par le droit d'auteur sur un march&eacute; chinois gangren&eacute; par le piratage, dans l'espoir de d&eacute;fier Baidu.com, num&eacute;ro un chinois de la recherche sur internet. /Photo d'archives/REUTERS</p>