Nicolas Sarkozy amende le rapport de la commission Copé

mercredi 25 juin 2008 19h20
 

par Julien Toyer

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a rendu mercredi ses arbitrages sur le rapport Copé sur le financement de la télévision publique, en se déclarant favorable à la suppression de la publicité dès le 1er janvier 2009 à partir de 20h00, puis totalement le 1er décembre 2011 sur France Télévisions.

Pour compenser la perte budgétaire induite pour le service public, le chef de l'Etat s'est également prononcé en faveur d'une taxe de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms et pour une imposition des recettes publicitaires des chaînes de télévision privées à hauteur de 80 millions d'euros.

Par ailleurs, même si Nicolas Sarkozy n'est pas revenu explicitement sur ce point, selon les recommandations de la commission Copé, la redevance devrait être indexée à l'inflation. Fin mai, le président de la République s'était dit opposé à toute hausse.

Installée en février pour réfléchir au financement et à l'organisation de la télévision publique après l'arrêt de la publicité, la commission Copé avait recommandé de supprimer la publicité en deux étapes d'ici 2012 et de taxer les opérateurs télécoms à hauteur de 0,5% de leur chiffre d'affaires.

Ainsi revue à la hausse par le chef de l'Etat, cette taxe permettra de dégager jusqu'à 380 millions d'euros par an, contre 210 millions dans le projet de la commission.

PRÉSIDENT DE FRANCE TÉLÉVISIONS NOMMÉ PAR L'EXÉCUTIF

Nicolas Sarkozy s'est également démarqué de la commission sur le mode de nomination du président de France Télévisions.

Il a indiqué qu'il souhaitait une "nomination par l'exécutif après avis conforme du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle".   Suite...

 
<p>Nicolas Sarkozy a rendu mercredi ses arbitrages sur le rapport Cop&eacute; sur le financement de la t&eacute;l&eacute;vision publique. Pour compenser la perte budg&eacute;taire induite par la suppression de la publicit&eacute; pour le service public, il s'est prononc&eacute; en faveur d'une taxe de 0,9% sur le chiffre d'affaires des op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms et pour une imposition des recettes publicitaires des cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision priv&eacute;es &agrave; hauteur de 80 millions d'euros. /Photo prise le 25 juin 2008/REUTERS/Michel Euler/Pool</p>