Berlin presserait Deutsche Telekom d'effectuer des acquisitions

lundi 5 mai 2008 21h44
 

par Nicola Leske et Nikola Rotscheroth

LUXEMBOURG/DUSSELDORF (Reuters) - L'Etat allemand, actionnaire majeur de Deutsche Telekom, presse l'opérateur de procéder à de grosses acquisitions dans l'espoir de voir remonter le cours de Bourse, a déclaré lundi une source au fait des intentions de Berlin.

"Il est patent que Berlin pense expansion et met la pression sur Deutsche Telekom", a dit la source à Reuters lundi, alors même que se multiplient les conjectures voulant que Telekom fasse une offre sur l'opérateur mobile américain Sprint Nextel.

Une source proche de l'opérateur allemand a dit que ce dernier examinait Sprint Nextel depuis février, quand ce dernier a annoncé une forte dépréciation de la survaleur. Elle a ajouté qu'aucune décision n'avait été prise quant à une offre.

Berlin détient encore le tiers environ du capital de l'ancien monopole public, a un représentant au conseil de surveillance et un droit de regard sur ses décisions.

Concernant un éventuel intérêt de Deutsche Telekom pour Sprint Nextel, le troisième opérateur mobile américain, le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück a déclaré à des journalistes: "Je pense que c'est une rumeur".

Le président du directoire Rene Obermann veut développer l'activité mobile de l'opérateur par des acquisitions, afin de compenser une activité dans la téléphonie fixe qui va en déclinant. Il ne perd pas non plus de vue le cours de l'action.

Si Deutsche Telekom avalait Sprint Nextel, sa filiale T-Mobile USA, quatrième opérateur aux USA, supplanterait AT&T et Verizon Wireless au premier rang des opérateurs mobiles aux Etats-Unis.

Mais les experts sont sceptiques. "Je ne vois pas Telekom se lancer dans ça actuellement", dit ainsi Heinrich Ey, gérant de fonds d'Allianz Global Investors.   Suite...

 
<p>L'Etat allemand, actionnaire majeur de Deutsche Telekom, presse l'op&eacute;rateur de proc&eacute;der &agrave; de grosses acquisitions dans l'espoir de voir remonter le cours de Bourse, d'apr&egrave;s une source au fait des intentions de Berlin. /Photo prise le 2 mars 2008/REUTERS/Hannibal Hanschke</p>