Des caissières moins stressées grâce à un système informatique

mercredi 12 décembre 2007 22h07
 

NANTES (Reuters) - A Herbignac, commune de 5.000 habitants de la Loire-Atlantique, un supermarché a équipé des caisses d'un système inédit de gestion informatisée des espèces, pour réduire le stress de ses cinquante caissières.

"Lors d'un questionnaire au printemps, on s'est rendu compte que 90% du stress des hôtesses était dû aux règlements en liquide, qui ne représentent que 19% du chiffre d'affaires", observe Alain Diserbeau, directeur du Super U de Herbignac. "Elles devaient surveiller toute la journée leur caisse, et la vérification le soir était source de tension."

Depuis le mois de juin, les clients rentrent leurs billets et pièces dans la machine, qui leur rend automatiquement la monnaie. L'hôtesse reste à son poste, pour la gestion des chèques, des cartes bancaires ou des bons de réduction.

"Maintenant, il n'y a plus d'erreurs", témoigne Corinne Letexier, hôtesse de caisse au Super U d'Herbignac depuis trois ans. "Avant, quand il y en avait une, on angoissait le soir en se demandant d'où elle venait."

"Les filles étaient méfiantes toute la journée", ajoute son directeur. "Elles en oubliaient de regarder le client et de l'accueillir."

Ce système de "cash management" présente d'autres atouts, selon lui. Il n'y a ainsi plus de "caisses volantes" en journée dans le supermarché, lesquelles transportaient 50.000 euros en moyenne par jour à Herbignac.

Ce type d'appareils règle aussi "des problèmes d'hygiène" dans les rayons alimentaires. "On n'a plus à toucher l'argent", confirme Isabelle Ryo, qui travaille à la boulangerie du centre commercial.

Chez les clients, le sentiment est mitigé. "Au début, certains avaient a un a priori négatif, car ils croyaient que les filles allaient être remplacées par des machines", raconte Alain Diserbeau. "Aujourd'hui, le sentiment est meilleur. Il y en a beaucoup que ça amuse : l'argent qui tombe, ça fait casino!".

Les gains de temps (23 minutes en moyenne par jour) n'auront pas de répercussions sociales, assure le directeur. "Je ne demande pas aux hôtesses d'encaisser plus de monde, mais de passer plus de temps avec chaque client", affirme Alain Diserbeau.   Suite...

 
<p>A Herbignac, commune de 5.000 habitants de la Loire-Atlantique, un supermarch&eacute; a &eacute;quip&eacute; des caisses d'un syst&egrave;me in&eacute;dit de gestion informatis&eacute;e des esp&egrave;ces, pour r&eacute;duire le stress de ses cinquante caissi&egrave;res. /Photo d'archives/REUTERS/Stefano Rellandini</p>