22 janvier 2008 / 06:20 / il y a 10 ans

La vente d'Atos pas justifiée, selon son président du directoire

par Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Atos Origin se porte bien et rien ne saurait justifier l‘ouverture d‘un processus de mise en vente réclamé par son premier actionnaire, le concert formé par les fonds Centaurus Capital et Pardus, a déclaré lundi le président du directoire de la société de services informatiques, Philippe Germond.

Répondant aux déclarations du président de Centaurus, Bernard Oppetit, publiées lundi dans Les Echos, il a indiqué dans une interview par téléphone à Reuters que le plan de transformation stratégique de la SSII annoncé au printemps dernier “se met très efficacement en place” et qu‘Atos Origin était en bonne santé financière.

“Il n‘y a aucun élément qui justifie aujourd‘hui une mise en vente de l‘entreprise”, a-t-il dit.

A Bernard Oppetit, qui estime que le groupe est “dans une impasse stratégique” et a besoin de s‘adosser faute de taille suffisante, Philippe Germond a répliqué qu‘Atos Origin “va bien, est en marche, bouge très vite et est en bonne santé”.

“Si nous ne sommes pas viable en tant qu‘entreprise indépendante, alors Logica CMG n‘est pas viable, Sopra n‘est pas viable, Steria n‘est pas viable et Capgemini est à peine viable”, a-t-il dit, ajoutant qu‘il n‘y avait alors probablement plus qu‘IBM de viable sur le marché européen des services informatiques.

Pour autant, Philippe Germond a indiqué que si un acquéreur potentiel se manifestait, son numéro était dans l‘annuaire et qu‘il était disposé à l’écouter. Mais “je n‘ai pas reçu de coup de fil d‘Indiens, je n‘ai pas reçu de coup de fil de Californie, je n‘ai pas reçu de coup de fil d‘Angleterre”, a-t-il assuré.

“CONTRE-PRODUCTIF”

Il a révélé que le conseil de surveillance d‘Atos avait décidé le 19 décembre, après avoir pris connaissance des recommandations des banquiers du groupe sur les propositions de Centaurus Capital et Pardus, de ne pas ouvrir de processus officiel de vente, estimant que “ce n’était pas nécessaire (...) et contre-productif”.

Si Centaurus et Pardus “estiment qu‘il y a urgence et que l‘entreprise est en péril (...), ils ont toujours loisir de lancer une OPA”, a-t-il dit.

Philippe Germond a encore indiqué qu‘il était légitime que le premier actionnaire d‘un groupe - Centaurus Capital et Pardus détiennent de concert 20,67% du capital - soit représenté au conseil de surveillance sauf en cas “d‘agissements déloyaux et de tentatives de déstabilisation”.

Une augmentation du nombre de membres du conseil de surveillance, actuellement de six, sera envisagée à l‘occasion de l‘assemblée générale annuelle, prévue au printemps, a-t-il dit.

Mais il a ajouté que les propos de Bernard Oppetit “ne vont pas dans le sens d‘une bonne collaboration” au conseil du conseil.

Alors que le président de Centaurus Capital déplore le fait que le conseil de surveillance n‘ait pas accepté de le recevoir, Philippe Germond a fait état d‘une série de rencontres avec le fonds activiste ainsi qu‘avec Pardus l‘automne dernier, certaines étant organisées en présence du président du conseil de surveillance, Didier Cherpitel, ou de Dominique Bazy, le président du comité d‘audit.

Yann le Guernigou

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