Nokia tente d'apaiser salariés et syndicats allemands

lundi 21 janvier 2008 19h03
 

HELSINKI (Reuters) - Le directeur général de Nokia, Olli-Pekka Kallasvuo, a rencontré lundi des représentants des salariés et des syndicats allemands après le tollé suscité par l'annonce de la fermeture de son usine de Bochum, que le groupe finlandais veut délocaliser en Roumanie.

"Des représentants de Nokia, dont Olli-Pekka Kallasvuo, ont rencontré une délégation d'employés et de représentants d'IG Metall aujourd'hui à Helsinki pour discuter de la situation à Bochum", a dit une porte-parole de Nokia.

Elle s'est refusée à tout commentaire sur l'entretien, que l'organisation syndicale allemande IG Metall a confirmé.

Le secteur allemand des télécommunications a été durement touché ces dernières années. En 2006, 3.000 salariés avaient perdu leur emploi lors de la faillite de BenQ Mobile, un an après le rachat par ce dernier de la filiale de combinés mobiles de Siemens.

Nokia, le numéro un mondial des combinés mobiles, a annoncé la semaine dernière qu'il fermerait d'ici six mois son usine allemande de Bochum, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (région de la Ruhr), ce qui pourrait entraîner la suppression de 2.300 emplois.

Nokia a fait valoir que les activités de l'usine seraient transférées vers d'autres sites plus compétitifs en termes de coûts, "principalement en Roumanie" où le processus de recrutement est déjà enclenché

En Bourse, Nokia a chuté de 6,33% lundi pour finir à 20,85 euros, dans un contexte de dégringolade généralisée des marchés d'actions.

Tarmo Virki, version française Dominique Rodriguez

 
<p>L'usine Nokia de Bochum, en Allemagne, que le groupe finlandais veut d&eacute;localiser en Roumanie. Le directeur g&eacute;n&eacute;ral du premier fabricant de portables mondial, Olli-Pekka Kallasvuo, a rencontr&eacute; lundi &agrave; Helsinki des repr&eacute;sentants des salari&eacute;s et des syndicats allemands apr&egrave;s le toll&eacute; suscit&eacute; par l'annonce de la fermeture de cette usine. /Photo prise le 18 janvier 2008/REUTERS/Ina Fassbender</p>