30 juin 2008 / 15:24 / il y a 9 ans

France Télécom pourrait se renforcer en Europe

<p>Selon Gervais Pellissier, directeur financier de France T&eacute;l&eacute;com, le groupe pourrait, apr&egrave;s avoir renonc&eacute; &agrave; son projet d'offre sur TeliaSonera, se renforcer dans certains pays europ&eacute;ens o&ugrave; il est pr&eacute;sent et redistribuer du cash aux actionnaires. /Photo prise le 27 mai 2008/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>

par Cyril Altmeyer et Astrid Wendlandt

PARIS (Reuters) - Après avoir renoncé à son projet d‘offre sur TeliaSonera, France Télécom pourrait se renforcer dans certains pays européens où il est présent et redistribuer du cash aux actionnaires, a déclaré lundi le directeur financier Gervais Pellissier.

Même si le groupe n‘a pas l‘intention de procéder à une grosse acquisition en Europe pour l‘instant, la nécessité de compter de nombreux abonnés “à forte valeur” se fera sentir au début de la prochaine décennie, avant que le mouvement de consolidation du secteur sur le Vieux continent soit en partie achevé, a-t-il également observé lors d‘un entretien téléphonique accordé à Reuters.

“Nous ne sommes pas pressés dans les six mois qui viennent, mais peut-être, en 2011 ou 2012 si beaucoup de mouvements se sont faits et que France Télécom n‘a rien fait, nous nous trouverons en situation plus défensive”, a souligné Gervais Pellissier.

France Télécom a abandonné son projet de rapprochement avec l‘opérateur nordique annoncé le 5 juin, faute d‘accord sur les modalités financières d‘une opération d‘environ 26 milliards d‘euros qui n‘avait pas convaincu des analystes qui se sont dits sceptiques sur les synergies.

Pour l‘heure, France Télécom privilégiera des renforcements dans des pays européen où il est présent. Outre la Belgique, où il détient 51% de Mobistar, le groupe est présent au Royaume-Uni, en Espagne, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie et en Moldavie.

“Si on trouve des occasions de consolidation à l‘intérieur d‘un pays, on les regardera”, a-t-il expliqué, citant l‘exemple de l‘acquisition de ya.com en Espagne. “Je ne crois pas qu‘on ait très envie d‘aller dans un pays européen où on n‘est pas”.

Il a réaffirmé que le groupe ne s‘intéressait pas à KPN, dont le cours monte ce lundi sur une rumeur en ce sens. “Nous restons persuadés que Telefonica a probablement le moyen de dégager plus de synergies que nous parce qu‘ils peuvent consolider les activités en Allemagne”, a-t-il observé.

MARCHÉS ÉMERGENTS EN VUE

France Télécom compte parallèlement poursuivre son développement dans les pays émergents à forte croissance où il compte réaliser 18% de son chiffre d‘affaires d‘ici 2010 contre 14% actuellement, au gré des opportunités.

Gervais Pellissier a déclaré que le dossier de la prise d‘une participation majoritaire dans Ghana Telecom, un temps en sommeil, semblait repartir, tandis qu‘il attendait de connaître la position du nouveau Premier ministre algérien nommé lundi dernier sur le projet d‘ouverture du capital d‘Algérie Télécom.

Au Vietnam, une entrée dans le capital de l‘opérateur public Mobifone ne pourrait se concrétiser, le cas échéant, qu‘au premier semestre 2009, a-t-il ajouté. “Le contact est suivi et on est en train de travailler sur des logiques de partenariats industriels possibles”, a-t-il expliqué.

Gervais Pellissier a également réaffirmé que France Télécom ne convoitait pas l‘opérateur sud-africain MTN, qui représente selon lui un risque d‘exposition financière plus important que TeliaSonera.

France Télécom ne veut pas ramener son ratio dette nette sur marge brute opérationnelle au-delà 2,5 en cas d‘acquisition après l‘avoir ramené à moins de 2 fin 2007. Le groupe vise pour 2008 un cash flow organique de plus de 7,8 milliards d‘euros dont il se réserve la possibilité de redistribuer plus de 45% aux actionnaires.

Après le retrait du projet d‘offre sur TeliaSonera, la probabilité d‘une distribution exceptionnelle de cash aux actionnaires cette année est désormais “plus plausible”.

“Si on n‘utilise pas tout le cash pour préparer le long terme, il n‘y a pas de raison de ne pas en rétrocéder une partie aux actionnaires”, a-t-il dit, tout en précisant que les modalités (dividende exceptionnel ou rachat d‘actions) n‘avaient pas été tranchées.

Concernant l‘activité du groupe, il a confirmé que le rythme de croissance du chiffre d‘affaires serait similaire au deuxième trimestre à celui de 1,4% enregistré au premier trimestre.

Cyril Altmeyer, édité par Jacques Poznanski

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