Vers un arrêt progressif de la TV analogique en France

jeudi 10 avril 2008 12h43
 

PARIS (Reuters) - La commission sur le dividende numérique recommande un arrêt progressif de la diffusion de télévision en analogique par zones géographiques d'ici le basculement final prévu en novembre 2011, lit-on dans un rapport d'étape rendu public jeudi.

L'arrêt de la diffusion audiovisuelle analogique prévu le 30 novembre 2011 en France permettra de libérer des fréquences car la diffusion d'une chaîne en numérique nécessite environ six fois moins de ressources qu'une chaîne transmise en mode analogique. Ces fréquences ainsi libérées constituent le "dividende numérique".

Dans son rapport d'étape remis au Premier ministre François Fillon le 31 mars, la commission constituée de quatre députés et quatre sénateurs recommande de privilégier à la fois la simplification des opérations à effectuer par le téléspectateur et l'utilisation optimale des fréquences.

"Dans cette optique, le schéma recommandé par la commission est celui d'un arrêt progressif, par zones géographiques successives, de la diffusion analogique, couplé avec la migration, en une seule fois pour chaque zone, vers les fréquences du plan cible d'aménagement définitif des fréquences, qui devrait être arrêté dès que possible", explique le document.

L'autorité de régulation des télécoms (Arcep) a lancé en juillet 2007 une consultation pour ouvrir le débat sur le partage entre opérateurs télécoms et groupes audiovisuels des fréquences inférieures à 1.000 MHz, dites "en or", car elles permettent une couverture étendue du territoire et une bonne pénétration à l'intérieur des bâtiments.

Paul Champsaur, président de l'Arcep, avait demandé en janvier à la commission parlementaire de faire en sorte que des décisions puissent être prises dès cette année sur ce sujet.

Cyril Altmeyer

 
<p>Dans son rapport d'&eacute;tape, la commission sur le dividende num&eacute;rique recommande un arr&ecirc;t progressif de la diffusion de t&eacute;l&eacute;vision en analogique par zones g&eacute;ographiques d'ici le basculement final pr&eacute;vu en novembre 2011. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>