April 10, 2008 / 10:02 AM / in 9 years

La nomination du président de Thomson brièvement saluée

5 MINUTES DE LECTURE

<p>Publicit&eacute; pour Thomson dans les rues de P&eacute;kin. Les march&eacute;s ont bri&egrave;vement salu&eacute; la nomination mercredi soir de Fran&ccedil;ois de Carbonnel &agrave; la pr&eacute;sidence de Thomson, en remplacement de Frank Dangeard, mais les fondamentaux du groupe, dont le recentrage sur les services aux industries de l'image peine &agrave; convaincre, continuent de peser. /Photo d'archives/Guang Niu</p>

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Les marchés ont brièvement salué la nomination mercredi soir de François de Carbonnel à la présidence de Thomson, en remplacement de Frank Dangeard, mais les fondamentaux du groupe, dont le recentrage sur les services aux industries de l'image peine à convaincre, continuent de peser.

Le groupe, spécialisé notamment dans les services post-production pour les groupes de médias et la fabrication de décodeurs, a indiqué également dans un communiqué publié mercredi soir qu'il préciserait ses "priorités opérationnelles et financières" lors de la présentation de son chiffre d'affaires trimestriel avancée d'un jour, le 16 avril.

L'action perd 1,13% à 4,38 euros vers 11h30, après avoir gagné jusqu'à 7% en début de séance. Pénalisé par le manque de lisibilité sur son activité et ses perspectives, le titre a chuté de plus de 55% depuis janvier après un recul de 34% en 2007.

Frank Dangeard, qui avait présidé depuis 2004 à la transformation d'un groupe d'électronique grand public en un spécialiste des équipements pour le cinéma, la télévision et la publicité, a refusé fin mars de conserver la seule présidence du conseil d'administration, six semaines après la dissociation des fonctions de président et de directeur général.

Julian Waldron, nommé directeur général par intérim le 30 mars, conserve ce titre en plus de ses fonctions de directeur financier.

François de Carbonnel, 61 ans, a rejoint en avril 2007 le conseil d'administration, dont il préside le comité d'audit. Ancien dirigeant de GE Capital et de Citigroup, François de Carbonnel exerce aujourd'hui des activités de conseil et est administrateur de Pages Jaunes et de Quilvest.

"Le nouveau président est plus un financier qu'un opérationnel. Cela pourrait signifier un recentrage sur les finances et de possibles cessions d'actifs", a déclaré un analyste.

Cession D'actifs Ou Pas ?

Au poste de président non exécutif de Thomson, pour lequel le nom de Bernard Bourigeaud, fondateur et ancien patron d'Atos Origin a été évoqué, François de Carbonnel déclare dans le communiqué que sa priorité pour les mois à venir est de "conforter le groupe dans sa dynamique".

"Le conseil va examiner attentivement l'analyse faite par l'équipe de direction de la situation actuelle du groupe et ses perspectives", dit-il. "Les priorités tant financières qu'opérationnelles seront précisées lors de la publication du chiffre d'affaires trimestriel le 16 avril prochain".

François Duhen, analyste chez CM-CIC Securities, qui recommande l'action à "vendre", estime dans une note qu'il ne faut pas s'attendre à un revirement stratégique majeur.

"Le nouveau président est issu du conseil actuel. Nous n'attendons pas de rupture dans la stratégie susceptible de changer à ce stade notre vision du dossier", observe-t-il.

Quentin Philippe, analyste chez Oddo Securities, a noté cependant qu'en tant que dernier arrivé au conseil d'administration, François de Carbonnel pourrait infléchir la stratégie du groupe. "Mais pour décider, il faudra un directeur général, ce sera crucial", souligne-t-il. "Le 16 avril, il ne pourra pas dire grand chose, à part rassurer le marché et dire s'il y aura un démantèlement ou pas".

Thomson n'a pas souhaité commenter lundi une information de la Lettre de l'Expansion selon laquelle il étudierait une dizaine de projets de coentreprises, de cessions et de partenariats avec des groupes asiatiques et européens. Il a en revanche démenti envisager un rapprochement de ses activités de DVD avec celles de l'allemand Bertelsmann suivi d'un LBO de l'ensemble comme l'indiquait l'hebdomadaire.

Thomson, que l'État français a failli céder pour un franc symbolique au sud-coréen Daewoo en 1996, a publié à la mi-février une perte nette et une dégradation de sa marge opérationnelle pour 2007 et abaissé sa prévision de croissance organique pour 2008.

Moody's et Standard and Poor's ont abaissé en mars leur note de la dette dans la catégorie "junk" en raison des craintes sur sa rentabilité.

Avec les contributions de Dominique Vidalon et Juliette Rouillon

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