Vivendi et Numericable discutent à nouveau sur SFR

lundi 24 février 2014 22h39
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Vivendi a confirmé lundi avoir été approché par Altice, maison-mère de Numericable, en vue d'un rapprochement entre l'opérateur télécoms SFR et le spécialiste français du câble, tout en précisant ne pas avoir reçu d'offre formelle à ce stade.

Après la clôture de la Bourse, Altice a à son tour confirmé avoir "approché Vivendi en vue d'un rapprochement entre Numericable et SFR", ajoutant qu'aucune offre formelle n'avait été "effectuée à ce jour".

Les discussions ont repris entre les deux parties à la suite d'une nouvelle proposition d'Altice, jugée cette fois plus crédible par les dirigeants du conglomérat après une première tentative infructueuse l'an dernier, avaient déclaré précédemment à Reuters des sources proches des discussions.

Si elles aboutissent, les négociations se traduiraient par le rachat de l'"ogre" SFR, dont la valeur d'entreprise est estimée entre 15 et 16 milliards d'euros par les analystes, par le "petit poucet" Numericable (six milliards).

L'opération, qui annulerait de facto l'introduction en Bourse de SFR programmée début juillet, chamboulerait un marché français des télécoms éprouvé par deux années de guerre des prix en obligeant les opérateurs concurrents de SFR à envisager des alliances en guise de riposte.

Selon trois sources au fait des discussions, la nouvelle proposition avancée par le dirigeant d'Altice Patrick Drahi valorise SFR à plus de 15 milliards d'euros et prévoit que Vivendi conserverait une part minoritaire de 32% dans la nouvelle entité.

Le quotidien Les Echos avait fait état dimanche soir d'un accord de principe entre les deux parties mais un porte-parole de Vivendi a démenti qu'un protocole d'accord ait été signé.

"IMPORTANTES SYNERGIES"   Suite...

 
Vivendi discute avec Altice, maison mère de Numericable, des modalités d'une cession de sa filiale télécoms SFR dans laquelle il pourrait conserver une participation minoritaire, selon deux sources au fait des discussions. /Photo prise le 13 décembre 2013/REUTERS/Benoît Tessier