Wiko, le smartphone marseillais à l'accent chinois vise l'Europe

mercredi 12 février 2014 17h21
 

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - Avec plus de deux millions de smartphones vendus fin 2013, la société marseillaise Wiko titille les géants de la téléphonie mobile avec ses appareils assemblés en Asie qui profitent de l'explosion des ventes de mobiles sans abonnement.

Fondée en 2011 par Laurent Dahan, elle a réussi à se hisser sur la troisième marche du podium, derrière Samsung et Apple, avec 11,3 % des parts du marché des smartphones vendus en France en dehors des packs proposés par les opérateurs télécoms.

Une vraie prouesse pour la marque, qui emploie environ 80 personnes dans son siège social de Marseille et a vendu plus de deux millions de smartphones depuis le lancement de son premier terminal sous Android à la fin de l'été 2012.

Wiko fait même un carton sur le web avec 27,7 % de la vente en ligne en 2013, hors sites d'opérateurs, pour des appareils dont les prix s'étalent de 35 à environ 250 euros.

Selon une étude publiée mercredi par le cabinet d'études GFK, 15,8 millions de smartphones se sont vendus en France en 2013 et un téléphone vendu sur 4 aura été acheté sans subvention et donc sans abonnement opérateur.

L'expérience du fondateur de Wiko Laurent Dahan, qui a travaillé pendant une quinzaine d'années dans le secteur des télécoms, a été mise à profit pour faire assembler ses smartphones au meilleur prix en Asie.

"Il a anticipé le bouleversement du marché des offres sans engagement et s'est implanté avant tout le monde sur l'open market en vendant des smartphones sans subvention", dit à Reuters la directrice marketing de Wiko, Virginie Barbier.

"La stratégie a été de pénétrer ce secteur auquel quasiment aucune marque de téléphonie mobile ne s'intéressait, ce créneau représentant alors moins de 5 % des parts du marché."   Suite...