Vodafone pourrait disposer de 40 milliards pour des acquisitions

lundi 10 février 2014 23h26
 

NEW YORK (Reuters) - Vodafone pourrait disposer de 30 à 40 milliards de dollars (29,3 milliards d'euros) pour se lancer dans des acquisitions dans les années à venir, a déclaré lundi Vittorio Colao, directeur général du deuxième opérateur mobile mondial, ajoutant qu'une aucune transaction n'était trop grosse si elle était pertinente d'un point de vue stratégique.

S'exprimant devant des journalistes, il ajouté que le groupe, fort des 130 milliards de dollars qu'il retirera ce mois-ci de la vente de ses 45% dans Verizon Wireless à Verizon, passait en revue plusieurs possibilités de rachat.

"Nous regardons des dossiers d'acquisition présentant une certaine taille, qui pourraient transformer l'entreprise", a ajouté Vittorio Colao lors d'une table ronde avec la presse organisée à New York.

"La théorie veut que si une acquisition a du sens il ne faut pas s'inquiéter de sa taille puisque les actionnaires devraient l'approuver."

Sur les 130 milliards que Vodafone va recevoir de Verizon, le groupe prévoit d'en reverser une partie importante à ses actionnaires et de consacrer 30 milliards à la modernisation de ses réseaux existants.

En tenant compte de ces deux éléments et d'une volonté de l'entreprise de contrôler son endettement, Vodafone peut consacrer quelque 40 milliards de dollars à des acquisitions, a précisé Vittorio Colao.

Dans la journée, des sources proches du dossier ont déclaré que Vodafone avait formulé une offre sur Ono, le premier câblo-opérateur espagnol qui, selon ces sources, a une valeur d'entreprise d'au moins sept milliards d'euros.

Avec Liberty Global, Vodafone est actuellement à l'affût de toute opportunité dans le secteur du câble en Europe, en pleine phase de concentration.

Vittorio Colao s'est refusé à faire le moindre commentaire sur le cas spécifique d'Ono, tout en disant que Vodafone était intéressé par l'Espagne.   Suite...

 
Selon son directeur général Vittoria Colao, Vodafone pourrait disposer de 30 à 40 milliards de dollars (29,3 milliards d'euros) pour se lancer dans des acquisitions dans les années à venir. Aucune transaction n'est trop grosse si elle est pertinente d'un point de vue stratégique, a-t-il ajouté. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville