Ericsson mise sur l'Europe et la Chine pour sa croissance

jeudi 30 janvier 2014 17h12
 

STOCKHOLM (Reuters) - L'achèvement de grands projets aux Etats-Unis et au Japon a pesé sur les comptes d'Ericsson au quatrième trimestre 2013 mais le premier équipementier mondial des réseaux mobiles observe une accélération de la demande en Europe et en Chine.

Les investissements qu'exige la mise en place de réseaux 4G LTE améliorent nettement les perspectives d'un secteur qui a subi une décennie de guerre des prix déclenchée par les chinois Huawei et ZTE.

Développer la capacité de réseaux existants par le biais de nouveaux logiciels tend à être plus rentable que construire des pylônes et des émetteurs pour étendre la couverture géographique.

"Nous avons gagné des parts de marché en Europe, ce qui était l'objectif recherché et maintenant nous pouvons capitaliser", a dit jeudi le directeur général Hans Vestberg.

"Nous avons eu quelques projets plus importants aux Etats-Unis qui mettent un peu de temps à se faire, ainsi que des projets de couverture. Par ailleurs, de nouveaux marchés se présentent, la Chine en particulier et aussi la Russie."

L'action Ericsson, qui a sous-performé ses pairs ces six derniers mois, gagnait 4% à 15h50 GMT.

L'équipementier aura cependant fort à faire pour renouer avec les taux de rentabilité dont il jouissait jadis. En 2005 et 2006, la marge d'exploitation dépassait 20%, alors qu'en 2013 elle n'a été que de 6,2%.

"Rebâtir les marges reste toujours d'actualité en 2014 et je pense que c'est le principal aspect positif pour l'action", dit Alexandre Peterc, analyste d'Exane BNP Paribas.

Le bénéfice d'exploitation s'est établi à 9,1 milliards de couronnes (1,03 milliard d'euros) sur la période sous revue, contre 4,8 milliards un an auparavant et une prévision médiane des analystes interrogés par Reuters de 9,9 milliards. Le montant ne prend pas en compte les contributions des coentreprises.   Suite...

 
L'achèvement de grands projets aux Etats-Unis et au Japon a pesé sur les comptes d'Ericsson au quatrième trimestre 2013 mais le premier équipementier mondial des réseaux mobiles observe une accélération de la demande en Europe et en Chine. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong