Coupure inexpliquée d'internet en Chine pendant plusieurs heures

mercredi 22 janvier 2014 08h13
 

SHANGHAI/PEKIN (Reuters) - Les autorités chinoises soupçonnent des pirates informatiques d'être responsables d'une coupure qui a affecté pendant plusieurs heures mercredi l'internet en Chine et dont la cause n'a pas encore été établie.

Lors de cette interruption, les internautes chinois ont vu leurs requêtes dirigées vers un site géré par une société liée à un groupe religieux, Falun Gong, interdit dans le pays et accusé d'avoir mené des cyber-attaques par le passé.

Des experts en sécurité, cités par l'agence de presse Chine nouvelle, ont estimé que cette coupure a pu être exploitée par des hackers, voire qu'elle était la conséquence d'une attaque de la part de pirates.

Le Centre chinois du réseau internet et de l'information a précisé sur un site de microblogging que l'interruption de service était liée à un dysfonctionnement dans la racine des serveurs gérant les noms de domaine en Chine, mardi après-midi.

Les internautes chinois ont donc vu les requêtes qu'ils tapaient dans leurs navigateurs aboutir sur un site hébergé aux Etats-Unis et géré par Dynamic Internet Technology (DIT), une société vendant des solutions pour contourner la censure imposée par le gouvernement chinois sur le web.

Une erreur de la part du gouvernement chinois n'est pas non plus exclue pour expliquer cette coupure du réseau.

"Au lieu de cibler une petite liste de sites, ils (les systèmes de censure chinois) visent n'importent quel domaine et fonctionnent mal", juge Bill Xia, fondateur de DIT.

"Une attaque d'une telle ampleur visant seulement les utilisateurs en Chine ne peut être que le fait du grand pare-feu (surnom du système de censure chinois)", ajoute Bill Xia.

Pete Sweeney et Paul Carsten; Pierre Sérisier pour le service français

 
Les autorités chinoises soupçonnent des pirates informatiques d'être responsables d'une coupure qui a affecté pendant plusieurs heures mercredi l'internet en Chine et dont la cause n'a pas encore été établie. /Photo d'archives/REUTERS/Nacho Doce